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27 févr. 2025

Comment les pieux prédécesseurs accueillaient le ramadan


L’état des pieux prédécesseurs dans l’accueil du mois de Ramadan


Il ne fait aucun doute que le mois de Ramadan est un mois grandiose, comme il a été décrit par la parole d’Allah : « Il vous a été octroyé un mois grandiose et béni. »


Les pieux prédécesseurs invoquaient Allah afin qu’Il leur permette d’atteindre le mois de Ramadan. Puis, lorsqu’il débutait, ils demandaient à Allah de leur accorder la réussite dans les bonnes œuvres en son sein. Et lorsque le mois de Ramadan s’achevait, ils demandaient à Allah d’agréer leur jeûne et leurs actes d’adoration accomplis en ce mois.


Ils fournissaient des efforts dans les œuvres et se consacraient à l’adoration, tout en délaissant les affaires de ce bas-monde. Ils réservaient du temps pour demeurer dans les maisons d’Allah (les mosquées), pour étudier ensemble le Livre d’Allah, exalté soit-Il. Ils préservaient leur temps de tout gaspillage par la prière nocturne et le jeûne durant la journée.


Son Excellence le Cheikh / Saleh Al-Fawzan

Membre du Comité des Grands Savants et du Comité Permanent pour l’Iftâ’

21 févr. 2025

Accueillons le mois de Ramadan avec un repentir sincère

Le mois de Ramadan est une grande saison parmi les saisons du repentir vers Allah – exalté et élevé soit-Il. Accueillons-le donc avec un repentir sincère de tout péché et toute faute.

Allah – exalté et élevé soit-Il – n’accepte le repentir de Ses serviteurs que s’il est sincère, et le repentir sincère ne peut être valide que si trois conditions sont réunies :

1️⃣ Le regret d’avoir commis les péchés.

2️⃣ La ferme résolution de ne pas y retourner.

3️⃣ L’arrêt immédiat des péchés.

Ces trois conditions étant remplies, Allah accepte le repentir du serviteur lorsqu’il se détourne complètement du péché, qu’il décide fermement dans son cœur de ne jamais y revenir, et qu’il éprouve un profond regret pour l’avoir commis.

Si ces conditions sont réunies, le repentir est accepté.

Les savants ajoutent à ces trois conditions une quatrième lorsqu’il s’agit d’un péché lié aux droits des êtres humains : si la personne a pris de l’argent ou a empiété sur un droit appartenant à autrui – comme s’il avait pris de l’argent à quelqu’un ou transgressé l’un de ses droits ou autre –, alors une quatrième condition est requise, qui est de restituer ce droit à son propriétaire, à sa famille ou d’obtenir son pardon.

Que Dieu nous accorde à tous un repentir sincère de tout péché et toute faute.

(Source : Sheikh Abderrazaq Al Badr Wajâ’ Shahr Ramadân, page 20)

16 mai 2022

Omra sans agence avec visa touristique en arabie saoudite


L'Arabie saoudite a ouvert ses portes aux visiteurs du monde entier avec son programme de visa lancé en septembre 2019 permettant d'acquérir un visa valable un an. Ce visa permet aux visiteurs d'entrer plusieurs fois dans le pays et d'y rester pendant 90 jours. Il est valable uniquement pour les activités touristiques et notamment la Omra (à l'exclusion de la saison du Hajj). Il à une durée de validité de 1an.


Mi mars l'Arabie Saoudite à annonce la levée de toute les restrictions liées au covid-19 donc plus de quarantaine, plus de test PCR et plus de vaccins obligatoire pour rentrer sur son territoire. Il n'en fallait pas plus pour qu'on se décide à réserver surtout que le mois du ramadan approchait et que ça tombait pile pendant les vacances scolaires. C'était donc une occasion en or, on vous met donc ici comment on a procédé pour réserver étape par étape. Si on l'a fait tout le monde peut le faire. 

On commencera déjà par les avantages à voyager sans agence, déjà la flexibilité au niveaux des dates, on avait des vacances bien précises et aucune agence n'avaient celles qui convenaient. Ensuite l'aspect financier a joué un énorme rôle : vol avec escales, chambres partagées, transport en car long et fatiguant ..

L'avantage a été qu'on avais déjà effectué la omra à deux reprises pendant Ramadan juste avant l'arrivée du covid donc on connaissaient les rites de la Omra, on connaissaient aussi un peu le pays, ce n’était donc pas un voyage en terre inconnu.


Mon conseil : si vous avez déjà effectué la Omra ou le Hajj , c'est parfait mais autrement mieux vaut partir en agence ou alors réserver un guide sur place. Mais on pense que mieux vaut partir accompagné pour une première fois. Il faut aussi maitriser au minima soit l'arabe soit l'anglais le mieux c'est les deux car ils parlent le dialecte saoudien qui diffère légèrement de l'arabe littéraire mais on arrive quand même a se comprendre.

  • Le Vol :

On a donc d'abord regardé les vols aller-retour pour Djeddah (le train étant disponible il est facile d'aller à Médine désormais mais à vous de voir la ville qui vous convient selon votre budget)

Pour ça on a utilisé les moteurs de recherche Skyscanner et Trip Les petites astuces c'est regarder sous navigation privée et éviter le week-end.

On a trouvé aller-retour direct PARIS/DJEDDAH opéré par la saudia airlines à 650€ soit 1300€ pour deux personnes.

  •  L'hôtel

Après l'avion on a donc cherché l'hôtel faites attention à bien réserver le nombre exacts de nuits car par exemple dans notre cas on arrivait le 28 avril à 23h30 sachant qu'il y a 1h de route entre l'aéroport et Makkah on compterait le 29 avril mais pour l'hôtel on a réservé à partir du 28 quand même car si on avait réservé pour le 29 aurait dû attendre le début d'après-midi heure à laquelle le check-in s'effectue généralement dans les hôtels (entre 12h et 16 h)

Pour l'hôtel on a opté pour l'hôtel Park Inn Radisson Nassim ,situé à 15/20min de la mosquée sacrée. Il est collé à la Mosqué Ar Rajihi, qui est très connu à Makkah donc déjà pour y accéder c'est très simple les taxi connaissent tous.

Pourquoi aussi loin? Car la période du ramadan est l'une des plus chère avec celle du hajj au niveau des hôtels, pour vous donner une idée pour un hôtel à proximité c'était 22 000€ pour 13 jours. Et ceux pas trop loin à pied et abordables étaient tous complets car on s'y est prit à la dernière minute. Concernant le prix de l'hôtel Park Inn on a payé 720€ pour 13 nuits.

Une navette climatisée partait toutes les heures à la mosquée sacrée et nous déposaient à quelques mètres à pied de la mosquée sacrée.

À savoir que pendant le ramadan seul les bus du haram sont autorisés à rentrer dans le périmètre. Donc la navette du bus nous déposaient à une station puis nous prenions la navette du haram qui nous déposaient aussi à quelques mètres.
 

Pour les recherches d'hôtels on a regardé sur Booking & Agoda et agoda étaient moins cher du coup.

Utilisez les cartes interactives de ces comparateurs pour vous situer par apport à la distance géographique.


Prévoyez quand même un petit budget taxi car parfois on veut vite arriver au haram ou vite rentrer à l'hôtel. Avec un taxi "officiel" c'est entre 30 SAR et 40 SAR mais si vous prenez via les applications telles que UBER, BOLT ou CAREEM ça vous revient un peu moins cher entre 15 SAR et 25 SAR.

  • Séjour à MÉDINE:

On a réservé directement avant le départ le train entre MAKKAH et MEDINE.

L'aller-retour coute 87€ par personne. En 2h vous êtes arrivé, le train est climatisé, sécurisé vraiment c'est le top je recommande 10000x plutôt que de faire 5h en taxi ou en car en plus la conduite pas forcément ça,  on avait eu que de mauvaises expériences des chauffeurs là-bas donc le train était une évidence.

On a payé 28 SAR la course via BOLT entre l’hôtel et la station de train.

Pour réserver le train c'est ici Haramain High Speed Railway

 Concernant l'hôtel à Médine ils sont quasiment tous à proximité de la mosquée.

Si vous êtes une femme mieux vaut être du coté des portes 24/25 qui sont les portes des femmes (bab Uthman ibn affan) utilisez la carte interactive de booking pour vous repérer.

Nous sommes resté seulement 1 jour (arrivé le vendredi à 10h départ le samedi à 21h) on a donc reserver 1 nuit d'hôtel, les prix varient ils vont de 60€ à 1200€ la nuit, à vous de choisir en fonction de votre budget.

 

  • L'obtention du visa :

il se fait via le portail evisa ou pour les titulaires de visas britanniques, Américains ou Schengen directement à leur arrivée en Arabie Saoudite. Personnellement je conseille de le faire avant de partir pour être tranquille surtout qu'après plusieurs heures de vol on préféré vite sortir de l'aéroport.

 Il se fait donc sur le site saudi eVisa. Il faut se créer un compte d'abord, cela ne prend pas plus de 10 min à faire, il demande simplement le non prénom la nationalité, le numéro de passeport, une photo numérisée (avec le hijab pour les femmes sans souci évidemment).


Il faudra cliquer sur apply for individual si vous le faites pour 1 personne ou bien sur apply for group si vous êtes plusieurs.


Vous n'avez plus qu'à remplir les informations demandées puis vous passerez au paiement .

Sur le site il est indiqué 480 SAR mais moi on ne sait pas si c'est à cause de la carte bancaire ou autre mais on a payé 534,98 SAR soit 130€ (prix du visa + assurance obligatoire complète par apport au coronavirus)

  • L'arrivée en Arabie Saoudite 

Si vous arrivez à Djeddah comme nous prévoyez le transport.

On s'est renseigné comme ça pour un chauffeur privé et c'était trop cher (90€) le mieux c'est de privilégier le train qui coûte seulement 69 SAR par personne la gare se trouve au terminal 1 de l'aéroport et vous avez un stand juste après la récupération des bagages.

Nous malheureusement on a pas pu le prendre car il n'y avait plus de train à notre arrivée mais vous pourrez en fonction de l'heure de votre arrivée le prendre directement sur le site en France.

Du coup on s'est tourné vers la solution chauffeur via UBER, CAREEM ou BOLT généralement, les tarifs normaux sont à peu près de 170 SAR jusqu’à 200 SAR. Mais comme dit auparavant leur conduite est assez dangereuse n’hésitez pas à vous plaindre via l'application ou à leur dire directement de ralentir, heureusement que le trajet est assez court 1h généralement.

Pour le budget une fois sur place, comme dit plus haut si l'hôtel est loin prévoyez un peu pour le taxi. Pour la nourriture ça dépend de vos habitudes alimentaires. Pour le fast-food tel que KFC, macdo etc comptez 60 SAR à 70 SAR pour 2 personnes, si vous mangez "plus local" donc riz poulet comptez 30 SAR à 40 SAR pour une barquette pour 2.

A savoir que les prix sont beaucoup plus élevé près du haram donc si vous êtes dans un hôtel un peu éloigné attendez d’y être pour manger.

Idem pour les achats mieux les faire plus loin dans les petits magasins. Vous trouverez la même chose un peu partout.

Donc au final la omra de 13 jours durant le Ramadan avec un vol aller retour direct, une chambre double, et un séjour à Médine nous aura couté (sans frais de nourriture + frais de déplacement interne) = 

1350 € par personne

Belle économie comparée aux tarifs proposés par les agences qui tournent pour la période de ramadan, on est à au moins - 40% 

 

Pour les prix en euros utilisez ce convertisseur : 

https://www.xe.com/fr/currencyconverter/convert/?Amount=1&From=SAR&To=EUR

 

10 sept. 2013

La ligne de conduite de nos premières générations pendant le mois de Ramadhan - Par Sheikh Rabi’ ibn Hâdî al-Madkhalî

Question:

Quelle était la ligne de conduite des premières générations de l’Islam pendant le mois de Ramadhan ?

Réponse:

En réponse à cette question, je dirais que le comportement du Noble Messager (paix sur lui) pendant le mois de Ramadhan était bien connu. Il se préparait pour ce mois en jeunant durant le mois de Cha’baan comme cela a été rapporté de Aicha (qu’ALLAH soit Satisfait d’elle) qui dit : « Il avait l’habitude de jeuner tout le mois de Cha’baan ou sa majeure partie ».

Il jeunait ensuite le mois béni de Ramadhan et redoublait d’effort durant ses dix dernier jours. Lorsque ces nuits arrivaient, il resserrait son pagne (c.à.d : faisait plus efforts dans l’adoration), entrait en retraite spirituelle – ainsi que ses épouses et beaucoup de ces compagnons – et faisait de son mieux pour jeuner de manière parfaite, accomplir de bonnes actions et faire preuve de bonté et de dévotion.

Le Messager d’ALLAH (paix sur lui)  était généreux de nature mais il l’était encore plus pendant le mois de Ramadan, lorsqu’il étudiait Le Coran avec Jibril (paix sur lui) comme cela a été rapporté dans le hadith d’Ibn ‘Abbâss (qu’ALLAH soit Satisfait de lui), sa générosité était alors supérieure à celles d’un grand vent favorable.

Le Messager d’ALLAH (paix sur lui) récitait le Coran à Jibril une fois à chaque mois de Ramadan. Durant la dernière année de sa noble vie, il le lui récita deux fois comme cela à été rapporté dans le hadith de Aicha et de Abou Hourayra (qu’ALLAH soit Satisfait d’eux). Ceci était l’un signe de sa mort imminente (qu’ALLAH prie sur lui et le salue).

Les premières générations  accordaient une attention particulières à ce mois béni et y orientaient leurs efforts à la récitation du Coran, l’évocation d’ALLAH (Tout-Puissant) et l’abstention de tout péché comme le jeune l’implique. En effet, celui-ci ne consiste, pas seulement à s’abstenir de manger et de boire mais également de s’éloigner de tout ce qu’ALLAH (Le Très-Haut) déteste.

Le jeune consiste à revenir à d’ALLAH en Lui obéissant et en étant sincère envers Lui.

Qu’ALLAH sois Satisfait de nos premières générations. Il fût rapporté que l’imam Malik enseignait habituellement aux gens et que lorsque le mois de Ramadhan arrivait, il consacrait son temps au jeûne et à la récitation du Coran. Ainsi, nous devrions accorder de l’importance à la récitation du Coran durant ce noble mois avec réflexion et méditation,  profiter de Ses leçons et exhortations, comprendre Son licite, Son interdit ainsi que les menaces et promesses d’ALLAH (Tout-Puissant), etc.

De cette manière, l’âme se purifiera et les cœurs s’illumineront in cha ALLAH. Ce qui nous prouve que le Coran est source de vie, de lumière et un guide pour nous tous comme ALLAH (Exalté soit-Il) le dit :

وَكَذَٰلِكَ أَوۡحَيۡنَآ إِلَيۡكَ رُوحٗا مِّنۡ أَمۡرِنَاۚ مَا كُنتَ تَدۡرِي مَا ٱلۡكِتَٰبُ
وَلَا ٱلۡإِيمَٰنُ وَلَٰكِن جَعَلۡنَٰهُ نُورٗا نَّهۡدِي بِهِۦ مَن نَّشَآءُ مِنۡ عِبَادِنَاۚ
وَإِنَّكَ لَتَهۡدِيٓ إِلَىٰ صِرَٰطٖ مُّسۡتَقِيمٖ

 «  Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n’avait aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit. »
(La Consultation/52)

Concernant la voie de nos pieux prédécesseurs, vous devriez chercher à vous informer au sujet de leurs efforts, de leur patience, de leur sincérité envers ALLAH (Tout-Puissant) et de la façon dont ils redoublaient d’efforts pendant ce noble mois. Cela ne signifie cependant pas que l’on doive s’efforcer à fournir ces efforts seulement pendant le mois de Ramadhan puis être insouciant et abandonner cela pendant les autres mois. Bien au contraire, nous continuerons à prier la nuit et à adorer ALLAH (Tout-Puissant) en plus des autres actes d’adoration afin de se rapprocher de Lui pendant le Ramadhan, nous ne devrions pas nous laisser gagner par l’insouciance.

Certains sont obéissants à Allah pendant ce mois et une fois que le mois est passé ils deviennent fainéant et oublient beaucoup d’actes d’adoration.

Non! Il n’y a aucun doute que nous devons avoir beaucoup plus d’intérêt dans ce mois que dans les autres mais nous devons nous rappeler Allah sans cesse pendant toute l’année et toute notre vie.

 يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱذۡكُرُواْ ٱللَّهَ ذِكۡرٗا كَثِيرٗا ٤١ وَسَبِّحُوهُ بُكۡرَةٗ وَأَصِيلًا ٤٢

« Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d´une façon abondante et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour. » 
[Ahzab: 41-42]

Le croyant se rappelle donc Allah -Tabaraka wa Ta’ala- sans arrêt, Lui obéis, Le crains, a de l’humilité devant Lui et est conscient qu’Il est la a tout moment de sa vie.

Je demande à Allah de nous donner à tous la possibilité d’accomplir la prière nocturne et de jeuner ainsi que tout ce qui nous est obligatoire d’accomplir durant ce mois béni et qu’Il nous donne l’enthousiasme en ce qui concerne ces vertus.

Je demande à Allah aussi de nous donner la capacité à lui obéir sans cesse et qu’on se soumette à Lui par ce qu’Il aime et agrée. Il est certes Celui qui entend les invocations.

[Tiré de: ‘Majmoo’ Kutub wa Rasail wa Fatawa Fadeelatu Shaykh alaama Rabi’ bin Hadi Umayr al-Madkhali’ 15/337-339]

Source : followingthesunnah

20 juin 2012

Remettre le rattrapage du jeûne manquant au cours du Ramadân jusqu'au Cha'bân suivant sans excuse

La question 2 de la Fatwa numéro ( 4909 )

Question : 

Est-ce que la femme musulmane pourrait-elle retarder son jeûne du mois de Ramadan jusqu'à l'année suivante, si elle n'avait pas pu le jeûner à cause de ses menstrues ou d'un accouchement pendant le Ramadan? Est-ce qu'elle a le droit, s'il ne lui est pas facile de jeûner l'année suivante, de jeûner après deux ans à cause d'indisponibilités ou d'excuses comme la maladie ou car elle ne pourrait pas supporter le jeûne ni le rattrapage des jours du jeûne manqués ?

( Numéro de la partie: 10, Numéro de la page: 338)


Est-ce que la femme musulmane qui ne pourrait pas supporter le jeûne et qui aurait des difficultés pour le rattraper, a la permission de donner une compensation au lieu de jeûner, ou y a t-il autre chose à faire? Donnez-nous une fatwa, qu'Allah vous accorde sa Miséricorde et qu'Il vous récompense de la meilleure façon.

Réponse:

 Il est permis de retarder le rattrapage du jeûne manqué durant le Ramadan jusqu'au mois de Cha`bân et ce même sans excuse. Mais, il vaut mieux de se presser de rattraper le jeûne. Or, il est permis à celle qui n'a pas observé le jeûne pendant le mois de Ramadan, à cause d'une excuse comme les menstrues ou l'accouchement, de retarder la compensation du jeûne à cause de la maladie ou d'une faiblesse générale qui ne lui permettent pas de supporter le rattrapage du jeûne, même si la durée se prolonge jusqu'à une ou deux années, par contre si elle est guérie et reprend ses forces, elle devra se dépêcher de récupérer ce qu'il lui a échappé, et si elle a perdu l'espoir de retrouver la capacité de le rattraper, il lui est alors obligatoire de nourrir un pauvre pour chaque jour qu'elle n'a pas jeûné, et cela correspond à donner pour expier chaque jour une demie Sâ` (1 Sâ` = 2,172 kg) parmi les aliments courants (dans le pays) comme le froment, les dattes, le riz, le maïs ou autres. Si elle rassemble le tout et qu'elle le donne à un seul pauvre ou à plusieurs en compensation pour tout le Ramadan, il n'y aura pas de mal.

Qu'Allah nous accorde la réussite et que la prière et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et ses compagnons.
Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas

Membre : `Abd-Allah ibn Qa`oud     
Vice Président du comité : `Abd-Ar-Razâq `Affifî    
Président : `Abd-Al-`Azîz ibn : `Abd-Allah ibn Bâz

19 juin 2012

La femme enceinte n’observant pas le jeûne du Ramadan

Question : J'étais enceinte au mois de Ramadan et j'ai cessé de jeûner. J'ai rattrapé, plus tard, le jeûne de ce mois durant un mois en entier et j'ai donné l'aumône en plus. Je suis à nouveau tombée enceinte au mois de Ramadan et j'ai abandonné le jeûne que j'ai rattrapé pendant deux mois en jeûnant un jour sur deux, mais sans donner de l'aumône. Je vous demande si je dois donner de l'aumône.

Reponse :  Si la femme enceinte craint pour sa santé ou pour son embryon au cas où elle observe le jeûne, elle peut l'abandonner à condition de le rattraper. Elle est alors considérée comme le malade qui est incapable de jeûner ou qui craint pour sa santé, car Allah (le Très-Haut) a dit : Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours.

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ')

Membre :

`Abd-Allah ibn Qa`oud     
`Abd-Allah ibn Ghoudayân 

Vice Président du comité :

    `Abd-Ar-Razâq `Affifî    

Président :

   `Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz

Les fatwas du Comité Permanent - Groupe 1 - Partie 10 - Page 219

Explication sur le hadith concernant l'enchaînement des diables pendant ramadan





Voici quelques explications pour la partie du hadith sur le mérite du Ramadan, concernant l'enchaînement des diable :


 

Parmi ce ce qu’on trouve dans Fath Al Bari qui est le charh de sahih al-boukhari, par Ibn Hadjar :


« C’est une façon de dire qu’ils sont incapables d’enjoliver les désirs charnels et d’en faire une tentation. »

[…]

Al-Qourtoubi a dit, après avoir dit que ce qui était correct, c’était de prendre l’expression (les diables sont enchaînés) selon son apparence (c’est à dire sans l’interpréter, mais en le prenant tel quel) : 


Parmi ce qu’on trouve dans le Charh de Sahih Mouslim par Nawawi :

« Et si on demande : « Comme se fait-il qu’on voit beaucoup de mal et de péchés pendant Ramadan ? Si les diables étaient enchaînés, cela ne se produirait pas ! »
Alors, la réponse est que cela concerne les jeûneurs qui accomplissent leur jeûne en respectant les conditions (du jeûne) et le comportement à y avoir. Ou encore, que ce ne sont que certains diables qui sont enchaînés, les plus gros seulement, comme cela est cité dans certaines versions du hadith (versions de At-Tirmidhi et de An-Nassa-i). Ou encore, que le sens est la diminution du mal, et cela est concret, car cela (le mal) diminue. D’ailleurs, le fait qu’ils soient tous enchaînés n’implique pas qu’aucun mal ou péché n’ait lieu, car il y a d’autres causes à cela (au mal et au péché), en dehors des diables, tel que les mauvaises âmes, les mauvaises habitudes et les diables humains. »

Et d’autres ont dit que c’était une façon de lever l’excuse pour la personne chargée d’accomplir les obligations et de s’écarter des interdits. Comme si on lui disait : « Tu as été préservé des diables. Donc, ne les prend pas comme excuse/prétexte dans le fait que tu délaisses les obligations, ni dans le fait que tu accomplisses des désobéissance. »


Al-Qadi ’Aiyd a dit : 


« Cela est compris selon l’apparence et que cela est véridique. Et le fait que les portes du paradis soient ouvertes, que les portes de l’enfer soient fermées et que les diables soient enchaînés est un signe (« pour les anges » comme on trouve dans Fath Al-Bari) d’entrée du mois (de Ramadan) et de l’importance de sa sacralité. Et le fait qu’ils soient enchaînées signifie qu’il leur est interdit de faire du mal aux croyants et de semer la discorde entre eux. Et cela peut aussi être compris dans le sens métaphorique, et que cela indique la profusion de récompenses et de pardons, et que la tentation et le mal des diables diminuent, et ainsi, ils sont comme enchaînés. Et leur enchaînement concerne certaines choses et pas d’autres, certaines personnes et pas d’autres.

[…]

Cela peut aussi être compris dans le sens que, le fait que les portes du paradis soient ouvertes, indique ce qu’Allah ouvre à Ses serviteurs comme obéissance dans ce mois, qui n’a pas lieu dans d’autres (mois), en générale, comme le jeûne, la prière de nuit, l’accomplissement des bonnes choses et le fait d’être préserver des désobéissances. »



Source : Fourqane

Aperçu sur le jeûne par Sheikh al ‘Uthaymin




Au Nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,

Louange à Allah ! Le Seigneur de l’univers ! Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

  Voici un aperçu sur le jeûne, ses lois et les différentes catégories d’individus qui le concernent. Il met notamment l’accent sur les différents éléments qui rompent le jeûne (el Mufattirât) et d’autres leçons de façon résumée.

1-              Le jeûne est une adoration que l’on voue à Allah . Elle consiste à délaisser tout ce qui peut faire rompre le jeûne de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

2-              Le jeûne du Ramadhân constitue l’un des piliers illustres de la religion musulmane. Comme le Prophète l’affirme : « L’Islam repose sur cinq piliers : ils consistent à attester qu’il n’y a d’autre dieu (digne d’être adoré) en dehors d’Allah et que Mohammed est le Messager d’Allah ; observer la prière ; verser l’aumône (La Zakât) ; jeûner le mois du Ramadhân ; et faire le pèlerinage au Temple Sacré. »[1]

Les catégories d’individus concernant le jeûne

1-               Le jeûne est imposé à tout musulman pubère, sain d’esprit, capable de le faire et qui n’est pas en voyage.

2-               Le mécréant ne peut jeûner et il ne lui est pas imposé de récupérer les jours de jeûne qu’il n’a pas faits avant sa conversion s’il vient à embrasser l’Islam.

3-               L’enfant qui n’a pas atteint l’âge de puberté, il ne lui est imposé de jeûner, mais il faut lui en donner l’habitude.

4-               L’handicapé mental, il ne lui est pas imposé de jeûner comme il n’est pas imposé à sa famille de nourrir un pauvre en compensation même après la puberté. Cela concerne également l’enfant déficient (Ma’tuwwu) et l’adulte ayant perdu la raison (Mahdharî).

5-               La personne incapable de jeûner de façon permanente comme la personne âgée ou atteinte d’une maladie incurable doit nourrir un pauvre pour chaque jour manqué.

6-               La personne atteinte d’une maladie curable peut ne pas jeûner si la chose lui est trop difficile, mais elle doit récupérer ses jours manquants une fois rétablie.

7-               La femme enceinte ou qui donne le sein peut s’abstenir de jeûner en raison de la grossesse ou de l’allaitement mais aussi si elle craint pour son bébé. Elle doit cependant récupérer ses jours manquants une fois qu’elle n’a plus rien à craindre.

8-               La personne contrainte de rompre son jeûne pour par exemple sauver quelqu’un de la noyade ou du feu, mais elle doit récupérer ce fameux jour.

9-               Le voyageur, ce dernier a le choix entre jeûner et rompre son jeûne. Il devra ensuite récupérer ses jours manquants. Cela concerne aussi bien le voyage dont la durée est limitée comme la ‘Omra que le voyage dont la durée est permanente comme c’est le cas pour les taxis et les routiers. Ces derniers peuvent ne pas jeûner tant qu’ils sont à l’extérieur.

Les éléments qui font rompre le jeûne

• Si quelqu’un consomme ou commet un Mufattir par ignorance, par oubli ou par contrainte, cela ne lui fait pas rompre le jeûne conformément au Verset : [Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos oublis et de nos erreurs].[2] [Sauf celui qui y est contraint alors que son cœur est convaincu par la foi].[3] [Il ne vous est pas tenu compte des erreurs que vos faites, mais seulement de ce qu vos cœurs commettent délibérément].[4]

• Ainsi, si le jeûneur mange ou boit par oubli, son jeûne reste valable car son geste fut motivé par l’oubli.

• S’il consomme un élément après l’aube ou avant le coucher du soleil en pensant qu’il est dans les temps, son jeûne reste valable car son geste fut motivé par l’ignorance.

• Si en se gargarisant la bouche, il fait involontairement entrer de l’eau dans son gosier, son jeûne reste valable étant donné qu’il ne l’a pas fait exprès. 

• S’il éjacule en dormant, son jeûne resta valable étant donné qu’il était inconscient.

Il existe huit Mufattir

1-               Les rapports sexuels faits au cours de la journée pour celui à qui incombe le jeûne. Il doit donc récupérer son jeûne et expier lourdement sa faute. Il doit en effet libérer un esclave, mais dans l’impossibilité de le faire il doit jeûner deux mois consécutifs ; dans l’impossibilité de le faire il doit nourrir soixante pauvres.

2-               L’éjaculation du sperme à l’état d’éveil provoquée par masturbation, contact, un baisé, une étreinte, etc.

3-               Les boissons et la nourriture que les aliments que l’on consomme soient bénéfiques au corps ou nuisible comme la cigarette.

4-               Les piqûres nutritives qui remplacent les aliments car celles-ci ont la même fonction que la boisson et la nourriture. Quant aux piqûres non nutritives, elles ne rompent pas le jeûne qu’elles soient injectées dans un muscle ou dans une artère et qu’elle laisse un goût dans le gosier ou non.

5-               Les perfusions de sang comme c’est le cas par exemple après une hémorragie.

6-               Les pertes de sang chez la femme dues aux menstrues et à la période après l’accouchement.

7-               Les saignées par Hijâma ou outre. Quant à la perte de sang involontaire comme le saignement de nez ou en se faisant arracher une dent, cela ne rompt nullement le jeûne.

8-               Le vomissement provoqué volontairement, mais s’il est involontaire il ne rompt pas le jeûne.

Quelques leçons

1-              Il est autorisé au jeûneur de prendre l’initiative de jeûner à état d’impureté et de faire ensuite la grande ablution après l’aube.

2-              Il incombe à la femme qui, pendant le Ramadhân, s’est purifiée avant l’aube de ses menstrues ou après la période d’accouchement de jeûner même si celle-ci vient à faire la grande ablution après l’aube.

3-              Il est autorisé au jeûneur de se faire enlever une dent, de se faire soigner une plaie, de se mettre des goûtes aux yeux ou dans les oreilles. Son jeûne reste valable même s’il venait à sentir un goût dans le gosier.

4-              Il est autorisé au jeûneur d’utiliser le Siwâk à n’importe quel moment de la journée (au début et en fin de journée). Cet usage relève de la Sunna (Tradition) au même titre que pour le non jeûneur.

5-              Il est autorisé au jeûneur de se rafraîchir le corps de la chaleur ou de la soif avec de l’eau ou la climatisation.

6-              Il est autorisé au jeûneur de se vaporiser la bouche s’il a du mal à respirer en raison du temps ou autre.

7-              Il est autorisé au jeûneur de se vaporiser les bronches si la respiration lui manque pour une raison ou pour une autre.

8-              Il est autorisé au jeûneur de se mouiller les lèvres sèches ou de se rincer la bouche pour se rafraîchir sans se gargariser l’arrière-bouche.

9-              Il est recommandé au jeûneur de retarder le repas avant l’aube et de se précipiter à rompre le jeûne après le coucher du soleil. Il est recommandé de le rompre avec une datte fraîche (Rutab) ou à défaut d’en avoir avec une datte sèche (Tamar) ou avec de l’eau, sinon avec n’importe quel ingrédient licite. Au pire des cas, il lui suffit de rompre son jeûne avec le cœur jusqu’à ce qu’il trouve à manger.

10-          Il est recommandé au jeûneur de multiplier les actes d’adoration et il doit s’éloigner de toute forme d’interdit.

11-          Il incombe au jeûneur de veiller à ses obligations religieuses et de s’éloigner des péchés. Il doit faire ses cinq prières à l’heure en veillant à les faire en assemblée dans la mesure où celle-ci lui incombe. Il ne doit pas mentir, médire, tricher, pratiquer l’usure, faire en général ou dire toute chose interdire. Le Prophète a dit à ce sujet : «Allah n’a pas besoin que se prive de boire et de manger quiconque ne veut pas délaisser la calomnie et ses effets, et le mauvais comportement. »[5]


Louange à Allah, le Seigneur de l’univers ! Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

Ecrit par l’humble serviteur d’Allah
Mohammed ibn Sâlih el ‘Uthaîmîn
Le 16 Sha’bân 1401 h.

Traduit pour Islam.house par :
Karim ZENTICI

[1] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.
[2] La vache ; 286
[3] Les abeilles ; 106
[4] Les coalisés ; 5
[5] Rapporté par el Bukhârî.

Les mérites du mois du Ramadhan par ibn Rajab el Hanbalî



D’après Abû Huraïra , le Prophète  a dit  : « Allah a révélé : le fils d’Adam aura pour ses bonnes œuvres une récompense décuplée par dix et pouvant augmenter jusqu’à sept cent fois à part le Jeûne qui est à Moi, et dont la récompense M’appartient. Le jeûneur a délaissé pour Moi plaisir, nourriture, et boisson. Le jeûneur a deux joies : la joie de rompre son jeûne et la joie de rencontrer Son Seigneur. L’haleine d’un jeûneur est meilleure auprès d’Allah que l’odeur du musc. »[1]



Allah a fait exception du Jeûne concernant les actions dont la récompense est multipliée : chaque œuvre est multipliée par dix et peut augmentée sept cents fois plus à l’exception du Jeûne dont l’ampleur de la récompense n’est pas contenue dans ce nombre. Allah n’a toutefois fixé aucune limite à l’énorme récompense qu’Il a réservé au Jeûne qui est une forme d’endurance. Or, Allah a révélé : (Allah rétribue les patients sans compter).[2] C’est pourquoi, selon un Hadith, le Prophète
a qualifié le Jeûne de patience. Dans un autre Propos, il a dit : « le Jeûne, c’est la moitié de la patience. »[3]



Il faut savoir que la patience se vérifie à trois niveaux : il faut endurer en effet les Obligations du Seigneur, endurer face à Ses Interdictions, et endurer face au destin. La patience à ses trois niveaux est contenue dans le Jeûne. Celui-ci requiert de supporter à la fois les Obligations d’Allah, Ses interdictions qui s’incarnent dans les envies du jeûneur, la douleur de la faim et de la soif, et la faiblesse du corps et de l’esprit. Cette douleur est le fruit des œuvres pieuses à l’origine de la récompense du jeûneur.



Saches que certaines causes permettent de multiplier les œuvres : celles-ci sont parfois liées aux différents lieux où sont consacrées certaines œuvres à l’exemple des Lieux Saints. Ainsi, les prières sont multipliées dans les deux Mosquées de Médine et de la Mecque comme le Prophète (r) l’a indiqué : « Une prière dans ma Mosquée vaut mieux que mille prières dans toute autre mosquée à l’exception de la Mosquée Sacrée. »[4] D’autres fois, elles sont liées à certaines périodes comme le mois de Ramadhan et les dix premiers jours de Dhû el Hidja comme le Prophète
l’a souligné : « Quiconque y consacre une action parmi les bonnes actions, il est comme celui qui s’adonne à une obligation les autres mois. Quiconque s’adonne à une obligation durant ses jours, il est comme celui qui s’adonne à soixante dix obligations les autres mois. »



Si l’on sait que le Jeûne en lui-même vaut plus au niveau de la récompense que les autres bonnes actions, il faut savoir que le mois de Ramadhan vaut bien plus à ce niveau que les autres jours de jeûne grâce aux vertus liées à sa période certes, mais aussi grâce au fait que le Jeûne de manière générale constitue l’un des piliers de l’Islam qu’Allah a imposé à Ses serviteurs et sur lesquels cette religion est fondée.



Allah a affilié le Jeûne à Lui-même indépendamment des autres adorations en ces termes : « à part le Jeûne qui est à Moi » les légistes et d’autres savants ont fait de nombreux commentaires sur le sens de ces paroles et ont avancé un certain nombre d’hypothèses pour les orienter. Deux d’entre elles méritent toutefois une meilleure attention :



Premièrement : Le jeûne consiste à sacrifier les envies de l’âme et les passions originelles qui sont les penchants qu’Allah  a insufflés à l’homme. Aucune autre adoration n’est en mesure de remplir cette fonction. Il incombe durant l’état de sacralisation il est vrai de renoncer aux rapports sexuels et à ses prémices tels que les parfums, mais il n’est pas interdit pour autant de jouir des autres besoins naturels tels que boire et manger. Cela est aussi vrai pour l’I’tikâf (retraite spirituelle) bien qu’il soit malgré tout lié au Jeûne. Au moment de la Prière notamment, le fidèle doit délaisser toutes ses envies naturelles, cependant cette période est tellement courte qu’elle ne peut engendrer la faim et la soif. Celui dont l’esprit est absorbé par un plat quelconque doit même satisfaire son envie avant d’entamer sa prière. C’est pourquoi, il faut manger avant de prier.



Par contre, comme le Jeûne s’étend sur toute la journée il va forcément provoquer la faim. Dès lors, le jeûneur ressent le besoin impérieux de manger surtout en été où les journées sont longues et torrides. C’est pourquoi, comme le rapportent certaines annales, le jeûne en été fait partie intégrante de la foi. Le Messager d’Allah
faisait le jeûne du Ramadhan au cours de ses voyages sous la chaleur torride indépendamment de ses Compagnons comme le confirme Abû Dardâ. Arrivé à el ‘Arj en effet, il avait tellement chaud et tellement soif qu’il se versait de l’eau sur la tête , alors qu’il jeûnait. Se priver pour Allah d’une chose qui est disponible, alors que personne n’est au courant en dehors du Seigneur, c’est la preuve formelle de la véracité de la foi. Le jeûneur a conscience d’avoir un Seigneur qui l’observe dans ses moments les plus intimes. Celui-ci lui interdit de succomber au cœur de l’intimité à ses désirs les plus naturels. Il prend sur lui d’obéir à Son Seigneur, de se soumettre à Ses ordres, et de s’éloigner de Ses interdits par crainte de subir Son châtiment, et par espoir de gagner Sa récompense. Allah  va donc le récompenser pour cette action qu’Il se réserve à Lui-même d’entre toutes les actions. C’est pourquoi, Il a déclaré ensuite : « Il a délaissé pour Moi plaisir, nourriture, et boisson. »



Lorsque le croyant en état de jeûne prend conscience que la satisfaction de Son Maître se confine dans la privation de ses plaisirs, il privilégie alors la satisfaction de Son Maître à ses propres plaisirs. Il trouve ainsi un plaisir à sacrifier ses plaisirs pour plaire à Allah car il est fermement convaincu qu’Il l’observe à tout moment. Il sait pertinemment que Sa récompense et Son châtiment sont bien plus élevés que la simple jouissance de manger à l’insu des autres ; il sacrifie ainsi les passions de son âme pour plaire à Son Seigneur. Il serait plus pénible au croyant de trahir son engagement en cachette que de se voir cribler de coups. Tel est le signe révélateur de la foi. Autrement dit, le croyant déteste succomber aux jouissances qu’il affectionne pourtant s’il apprend qu’Allah les détestent. Ainsi, son plaisir dépend de l’agrément de Son Maître, même au dépend de ses passions. En parallèle, une certaine douleur l’éloigne des actes que Son Maître déteste quand bien même ses passions les lui commandent comme il est dit :

Son châtiment pour toi est velouté sa distance pour toi est proximité

Toi, tu es comme mon âme tu es même bien plus aimé

Il me suffit pour mon amour d’aimer ce que tu as aimé

Deuxièmement : le Jeûne est un secret entre le serviteur et Son Seigneur que nul ne peut percer car il est formé de l’intention intérieure que personne ne peut découvrir en dehors d’Allah. De plus, le jeûneur se prive de satisfaire certaines envies qui en général s’assouvissent à l’insu des gens. Cela explique pourquoi il est dit que les anges ne l’inscrivent pas. Il est dit aussi, ce qui peut revenir à la première hypothèse, que celui-ci n’est porté par aucune ostentation. Celui en effet qui délaisse les appétits de son âme pour Dieu  de sorte que personne ne le sache en dehors de Celui qui lui impose Ses Lois (à travers les interdictions et les obligations), aura véritablement éprouvé sa foi. Allah  aime que Ses serviteurs se comportent envers Lui avec discrétion. Les gens qui l’aiment, aiment également se comporter discrètement envers Lui de sorte que personne ne puisse avoir accès à leurs œuvres en dehors de Lui. Certains voudraient même avoir l’opportunité de Lui vouer une action sans que les anges scribes ne s’en rendent compte. Quelqu’un a avoué après avoir été trahi dans son intimité : « La vie m’importait lorsque nous avions des relations secrètes entre Lui et moi. » Il a ensuite souhaité de mourir, et il s’est vu exaucer son vœu.[5] Les bien-aimés d’Allah sont jaloux de faire découvrir aux jaloux les secrets qu’ils gardent entre eux et Lui, ceux qu’Il aime et qui l’aiment.

Ne répand pas le secret gardé car moi je suis jaloux de citer mes bien-aimés aux amis

Se dévouer à Allah en délaissant les appétits de l’âme qui s’incarnent dans les boissons, les nourritures, et les relations sexuelles confère un certain nombre d’avantages :

Cette privation permet entre autre de brider son âme car en apaisant sa faim et sa soif, et en ayant des contacts avec les femmes, l’individu a tendance à s’oublier (ou à se laisser aller) et à devenir fougueux. Elle permet également au cœur de se recueillir dans la méditation et l’évocation d’Allah car en se soumettant à ses passions, l’individu risque de se durcir le cœur et de le rendre aveugle. Cette situation forme un rempart à la méditation et à l’évocation d’Allah sans compter qu’elle génère l’oubli. Quand le ventre se vide de boisson et de nourriture, le cœur s’illumine et s’attendrit inévitablement. Il se libère de sa dureté pour s’enfermer dans la méditation et l’invocation. Cette privation en outre permet aux riches de se rendre compte qu’Allah les a comblés de Ses Faveurs en mettant à leur disposition ce qu’Il a privé à bon nombre de gens pauvres. Ils jouissent d’un excédant de boissons, de nourritures, et de femmes auquel il leur est difficile de renoncer ne serait-ce une courte période. Ce sacrifice leur rappelle forcément que certains en sont démunis en permanence. Ils ne peuvent que remercier leur Seigneur qui leur a fait la Grâce de les avoir rendu riches. Cette expérience va également les porter à la clémence envers leurs frères indigents en compatissant à leur détresse dans la mesure du possible.

Le « carême » notamment réduit la circulation du sang qui sert de conduit à Satan dans le corps humain. Le diable coule en effet dans les veines de l’être humain tout comme le sang. Le Siyâm permet donc d’entraver les insufflations du diable. Il sert à briser les remparts des passions et de la colère. C’est pourquoi, le Prophète
a considéré le jeûne comme un rempart contre les envies sexuelles.

Sache qu’il ne suffit pas pour se vouer entièrement à Allah  en état de jeûne, de se priver des plaisirs qui sont licites en temps normal, mais il faut de surcroît renoncer aux péchés qui sont interdits en permanence comme le fait de mentir, d’être injuste, de causer du tord à autrui au niveau du sang, de l’honneur et de l’argent. C’est pourquoi, le Prophète
assure : «Allah n’a pas besoin que se prive de manger et de boire quiconque ne veut pas délaisser la calomnie, ses effets, et les mauvais comportements. »[6] Certain ancien assume : « Le plus bas niveau du Jeûne, c’est de se priver de boissons et de nourritures. » Dans ce registre Jâbir a dit : « Quand tu jeûnes, tes oreilles, tes yeux, et ta langue doivent jeûner (s’abstenir) de mentir, et de faire des péchés. Ne fais pas de mal au voisin, et sois serein et respectueux toute la journée. Fais en sorte que les jours où tu jeûnes soient différents de ceux où tu ne jeûnes pas. »

Si mon ouïe je n’ai pas retenu

Ni baissé la vue ou ma langue gardé

Je n’aurais de mon jeûne que la soif et la faim

Et aurait jeûner un jour sans n’avoir jeûné

Le secret de cette équation, c’est qu’il n’est pas possible de se dévouer à Allah à travers la privation des plaisirs licites dans le but de parvenir à la plénitude, sans se priver avant tout des plaisirs interdits. A la fois commettre des péchés et s’abstenir des jouissances licites équivaut à se consacrer à des actions bénévoles au dépend de ses obligations. Le jeûne somme toute reste valable aux yeux de la majorité des savants si bien qu’il ne faut pas le refaire. Un péché quelconque ne peut en tout état de cause véritablement altérer un acte d’adoration dans la mesure où celui-ci n’est pas directement lié à l’adoration en question. Tel est donc l’argument sur lequel l’opinion de la majorité des savants est fondée.

D’après el Musnad de l’Imam Ahmed, deux femmes en état de jeûne à l’époque du Prophète
ont failli mourir de soif. Quand cette affaire fut relatée au Prophète , il s’est détourné. Mais ces deux femmes furent à niveau évoquées en sa présence. Il décida alors de les faire demander et une fois présentes, il leur ordonna de vomir. Celles-ci ont vomi du sang dans un pot, mélangé avec du pus, de la sanie, et de la chair fraîche. Le Prophète s’est dès lors exclamé : « Ces deux femmes se sont abstenues de consommer des choses qu’Allah a rendues licites, mais elles se sont rassasiées de choses qu’Il a défendues de consommer ; l’une venait s’asseoir chez l’autre pour manger la chair des gens. »

Le jeûneur a deux joies : la joie de rompre son jeûne et la joie de rencontrer Son Seigneur. Concernant la première joie, l’homme par nature est attiré vers les éléments qui satisfont ses besoins naturels de nourriture, de boisson, et de rapports sexuels. S’il en fut privé à un moment donné, et qu’il puisse en jouir à nouveau ensuite, il éprouvera la joie de retrouver disponible ce qui lui fut momentanément interdit, et cela d’autant plus que le besoin pressent se faisait ressentir. Le sentiment de joie se provoque ainsi naturellement. Si l’on sait qu’Allah aime ce sentiment, il devient évident qu’il est tout à fait légitime au regard de la Loi. Le jeûneur éprouve ce même sentiment au moment de mettre fin à son abstinence. Allah  interdit la journée aux fidèles de satisfaire certaines jouissances qu’Il autorise pendant la nuit. Le mieux, c’est de les satisfaire aux deux extrémités de la nuit. Allah aime que Ses serviteurs se précipitent à manger le soir, et Il prie Lui et Ses anges sur les fidèles qui prennent un repas avant l’aurore.

Le jeûneur sacrifie donc ses plaisirs la journée pour plaire au Seigneur à travers sa dévotion et son obéissance mais il se précipite de les retrouver la nuit poussé par cette même dévotion et cette même obéissance. D’une part, il s’en prive pour obéir à Son Seigneur et d’autre part il les retrouve pour Lui obéir aussi. Manger devient ainsi une dévotion. C’est la raison pour laquelle, il n’est pas permis de jeûner sans interruption. Le jeûneur qui se précipite à prendre son repas au cours duquel il mange, il boit, et remercie Son Maître, et tout cela par dévotion envers Lui, peut espérer le pardon et l’agrément d’Allah. Il est d’ailleurs plus à même de se voir exaucer ses vœux à ce moment précis comme le signifie le Hadith : « Au moment de manger, il est offert au jeûneur de faire un vœu qui ne peut être refusé. »

Si qui plus est, il voit dans la nourriture un moyen de reprendre des forces dans le but de prier la nuit et de poursuivre son jeûne le lendemain, il sera rétribué pour sa bonne intention. En outre, dormir la nuit ou faire la sieste la journée toujours dans le but d’être en forme pour affronter les bonnes œuvres, devient une véritable dévotion. En fait, le jeûneur est jour et nuit en état d’adoration et ses vœux lui sont sans cesse exaucés (aussi bien avant qu’après manger). Le jour, il patiente en jeûnant et la nuit il remercie en mangeant. Si l’on comprend ces subtilités, on se rendra compte que la joie du jeûneur n’est pas confinée dans quelques aliments. S’il garde à l’esprit les notions que nous avons indiquées, il se sentira toucher par la Grâce divine, et sera directement concerné par le Verset : (Dis : de la Grâce d’Allah et de Sa Miséricorde, qu’ils s’en réjouissent ; cela vaut mieux pour eux que leurs richesses accumulées).[7]

Or, ce discours est valable pour un cadre licite. Rompre le jeûne avec des éléments interdits, équivaut à s’abstenir de consommer une nourriture licite pour en définitive se rassasier avec des éléments illicites ; ses vœux ne peuvent ainsi être exaucés comme le confirme le Prophète
en parlant de la personne ayant fait un long voyage : « Il tend ses mains au ciel en disant : « Seigneur ! Seigneur ! » Alors que sa nourriture est illicite, que sa boisson est illicite, que son habit est illicite, et qu’il se nourrit de choses illicites. Comment peut-il ainsi se voir exaucer ! »[8]

Quant à la joie de rencontrer Son Seigneur, elle correspond à la rétribution que le jeûneur conserve auprès d’Allah et qu’il retrouve au moment où il en a le plus besoin comme l’affirme le Très-Haut : (Tout bien que vous avancez pour vous-mêmes, vous le retrouverez auprès d’Allah ; Cela vaut mieux pour vous et la récompense en est plus grande).[9] Sufiân ibn ‘Uaïyna a souligné à cet effet : « La récompense du jeûneur ne peut s’envoler en pure perte. Allah la conserve plutôt auprès de Lui jusqu’au jour où elle lui permettra de rentrer au Paradis. Les jours sont des réserves à la disposition des hommes, qu’ils remplissent de leurs bonnes et mauvaises actions en vue de les conserver. Ces réserves seront rouvertes le Jour de la Résurrection : les pieux y trouveront la fierté et l’honneur tandis que les pervers y découvriront leur perte et le regret. »


Les jeûneurs se répartissent en deux catégories :

Premièrement : une partie d’entre eux se prive des boissons, des nourritures, et des jouissances en vue de plaire à Allah  et dans l’espoir de trouver auprès de Lui en retour, le Paradis. Avec une telle transaction, la personne trouvera un Dieu qui ne néglige nullement la récompense des bonnes œuvres. Il ne peut décevoir quiconque ayant traité avec Lui, mais Il permet plutôt d’acquérir les gains les plus inespérés. Le Messager d’Allah a fait savoir à quelqu’un à ce sujet : « Tu ne sacrifies pas une chose pour Allah par crainte envers Lui, sans qu’Il ne te le rende en mieux. »[10] Ainsi femmes, boissons, et nourritures seront autant disponible au jeûneur au Paradis qu’Allah en aura décidé. Selon certain ancien : « le Jour des Comptes, il sera installé pour les grands jeûneurs une nappe sur laquelle ils se gaveront tandis que les autres hommes se feront juger. « Seigneur ! S’écrieront ces derniers, ils mangent tranquillement alors que nous sommes en train de rendre des comptes ?

- À chaque fois qu’ils jeûnaient le jour leur sera-t-il répondu, vous mangiez et à chaque fois qu’ils priaient la nuit, vous dormiez. »



Deuxièmement : une partie d’entre eux font abstinence de toute chose sur terre exceptée Allah. Ils préservent leur tête et les membres qu’elle contient, comme ils préservent leur ventre et ce qu’il renferme, et ils se rappellent la mort et le malheur. Attirés par la vie future, ils se privent des beautés d’ici-bas. Voilà en quoi la rupture du jeûne est une fête qui aura lieu le jour où ils rencontreront leur Seigneur et où ils auront la joie de le contempler. Celui qui fait abstinence de ses plaisirs dans ce bas monde, il le récupérera demain au Paradis, et celui qui fait abstinence de toute chose en dehors d’Allah, il va le lui rendre le jour de Sa rencontre.

Ô l’amour des cœurs qui ai-je d’autre que Toi

Soit clément le jour où un pécheur te viendrait

Je ne vois pas d’intérêt dans l’Eden, mon maître[11]

Sauf que pour te voir, hé bien je le voudrais

L’haleine du jeûneur provient des gaz qui remontent de l’estomac en raison de l’absence de liquide et de nourriture. L’odeur qu’elle dégage est répugnante pour le commun des mortels, mais celle-ci est pure auprès d’Allah car elle est le fruit de la dévotion du serviteur en quête de la satisfaction divine tout comme le martyr qui le Jour de la Résurrection sera baigner dans son sang dont la couleur certes sera celle du sang mais dont l’odeur sera celle du musc.

La pureté de l’haleine du Sâim auprès d’Allah  comprend deux sens :

Premièrement : étant donné que le Siyâm est un secret entre le Serviteur et Son Seigneur sur terre, Allah le dévoile au grand jour dans l’Au-delà à la vue de l’humanité afin de rendre les jeûneurs célèbres au milieu des hommes et qu’ils soient reconnaissables pour avoir été discret sur terre en jeûnant.

Deuxièmement : le fidèle adore Allah et Lui obéit dans l’espoir de gagner Son agrément à travers certaines œuvres dans ce monde qui laisse certaines traces. Désagréables pour les terriens, ces traces ne le sont pas pour Allah qui les apprécie et considère qu’elles sont plutôt pures car elle proviennent des bonnes actions qui engendrent la satisfaction divine. S’Il met au courant les fervents sur terre de cette particularité, c’est pour les consoler afin qu’ils ne soient pas repoussants aux yeux des autres.

Les jeûneurs ont donc une meilleure haleine que le musc. Avoir faim pour Lui c’est se rassasier, avoir soif en quête de Sa satisfaction c’est se désaltérer, et la fatigue de ceux qui redoublent d’efforts à Le servir, c’est un repos.


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

Traduit par :

Karim ZENTICI



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[1] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.


[2] Les groupes ; 10


[3] Rapporté par e-Tirmidhî.


[4] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.


[5] On ne peut fonder aucune loi sur certaines expériences personnelles (N. du T.).


[6] Rapporté par el Bukhârî.


[7] Yûnas ; 58


[8] Rapporté par Muslim.


[9] L’enveloppé sous son manteau ; 20


[10] Rapporté par Ahmed.


[11] Si la contemplation du Seigneur constitue la plus grande jouissance qui soit, il n’en demeure pas moins que le Paradis est la plus grande aspiration que le serviteur réclame à Son Seigneur après celle-ci. La Satisfaction d’Allah pour Sa créature se concrétise en effet à travers le Paradis alors comment ne pas y aspirer ! (N. du T.)