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22 févr. 2025

Ne faites pas de vos enfants des victimes de votre divorce


Ne transformez pas vos enfants en armes l’un contre l’autre


Conseil aux parents divorcés par le Shaykh Haamid al-Junaibi


Audio 


Je veux attirer l’attention sur cette question. Elle concerne la personne qui a divorcé de son épouse. Ils se sont séparés, et Allah, le Très-Haut, a décrété qu’ils aient des enfants ensemble. Les enfants ne sont pas responsables des conflits entre les parents. Les enfants ne doivent pas être blâmés pour les différends entre les parents.


Ne combattez pas l’autre parent en utilisant les enfants. Car cela entraînera une corruption généralisée, que ce soit dans la société, dans la religion des enfants, ou encore dans l’intégrité de leur santé mentale et physique.


Celui qui fait cela à ses enfants, lorsqu’ils grandiront, vous les verrez accablés d’anxiété, de tristesse, de soucis et de mensonge.


Et lorsque ces enfants se marieront plus tard, que se passera-t-il ? Ils feront de ce qu’ils ont vu du comportement et de l’attitude de leurs parents la base de leur propre comportement une fois mariés. Craignez donc Allah en ce qui concerne vos enfants.


Traduit de l’arabe à l’anglais par Rasheed ibn Estes Barbee 


Traduit de l’anglais au français par assalafiyat.blogspot

29 janv. 2025

Le rôle fondamental de la femme dans l’éducation des enfants


Allah a confié aux femmes une mission noble et essentielle : élever les enfants dans la droiture et la piété. Il a dit dans le Coran :


“Ô vous qui avez cru ! Préservez vos âmes et vos familles d’un Feu dont le combustible est les gens et les pierres.”

(Sourate At-Tahrim, 66:6)


Le Prophète ﷺ a également dit :


“Chacun de vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau.” (Rapporté par Al-Bukhari et Muslim)


Cela signifie que la femme est responsable de son foyer et qu’elle doit veiller à l’éducation de ses enfants, à leur enseignement et à leur moralité.


L’importance de la mère dans l’éducation des enfants


La mère joue un rôle clé dans la formation de l’enfant, car elle est celle qui passe le plus de temps avec lui dès son plus jeune âge. Son comportement, sa foi et ses valeurs influencent directement l’enfant.


Les savants ont toujours insisté sur l’importance du rôle de la mère dans l’éducation de la future génération. Une mère pieuse inculquera à ses enfants l’amour d’Allah et du Prophète ﷺ, ainsi que les bonnes manières et la moralité.


L’impact de la piété et du bon comportement de la mère


Une mère pieuse et bienveillante inspire ses enfants à suivre la voie d’Allah. Si elle prie régulièrement, lit le Coran et adopte un bon comportement, ses enfants suivront naturellement son exemple.


Le Prophète ﷺ a dit :


“Le meilleur parmi vous est celui qui est le meilleur envers sa famille.” (Rapporté par At-Tirmidhi)


Ceci montre que le bon comportement envers la famille est un critère de vertu dans l’Islam.



  1. Le rôle de la femme dans l'éducation du foyer - Shaykh Al-Fawzân

5 juin 2021

Comment faire aimer la mémorisation du saint coran à nos enfants ?

 

Le cheikh Khâlid Ismâ'îl حفظه الله a dit: 

 Si nous voulons faire aimer le coran à nos enfants, comment va-t-on leur faire aimer le coran alors que nous même nous n'aimons pas le coran et que nous ne sommes pas occupés avec le coran. Celui qui ne possède pas une chose ne peut pas la donner. 

 Le fait d'être un bon exemple est un grand moyen dans l'éducation. Tu dis : Moi j'aime le coran. Chaque père, chaque mère, si tu lui demande, il te dira : J'aime le coran, j'aimerais que mon enfant aime le coran. Je dis d'accord pas de soucis. Tu dis que tu aime le coran, y a pas de doute que chaque musulman aime le coran, mais quel est le niveau de ton amour pour le coran ? Celui qui aime une chose, il sera forcément occupé par cette chose là, il passera la majeure partie de son temps avec cette chose. 

Toi maintenant, si tu aime une personne, tu aime t'asseoir longuement avec cette personne, s'il se lève de cette assise tu lui dis : "Ô untel, la nuit est encore longue, on veut que tu nous tiennes compagnie, assis toi afin qu'on parle et qu'on se tienne compagnie par la discussion". Et il se peut que tu t'assois pendant de longues heures avec ton ami que tu aime. 

Mais est-ce que tu t'assois avec le coran de la même manière que ces longues heures ? Combien de temps passe tu avec le coran ? Combien lis tu de coran ? Si tu ne finis pas la lecture du coran, que tu ne prête pas attention au coran dans ta maison, avec ton épouse, ou l'épouse avec son époux, les mois et les années passent et tu ne finis la lecture du coran que pendant le mois de ramadan, comment veux-tu qu'après ça ton enfant s'occupe avec le coran et qu'il aime le coran, alors que toi tu n'approche pas le coran, il est même possible que ton fils ne te vois jamais lire le coran ! 

Imagine un enfant qui voit que son père n'a jamais ouvert le coran à la maison ! Une fille qui n'a jamais vu sa mère lire le coran un jour à la maison ! Comment alors cette fille va-t-elle aimer le coran ?! Comment l'amour du coran va-t-il naître dans son cœur ?! Sauf si Allâh le veut ! 

Donc, il nous incombe que nous soyons des exemples vertueux dans cela. C'est à dire, imagine un enfant voit ses parents mâ shâ Allâh lirent le coran ensemble, que l'époux lise à son épouse ou que l'épouse lise à son époux, ils ne s'occupent pas par la télé, par les films et les séries insignifiantes, l'ipad ou le téléphone à regarder des vidéos etc etc. Non ! Jamais ! Ils ne connaissent pas ces choses là dans leur vie. 

Si l'homme rentre chez lui, il ne connaît que le coran, il ouvre le coran, il parle du coran, il leur lit les histoires du coran, ils écoutent les versets du coran et ainsi de suite. Et c'est normal, imagine un enfant de 2 ou 3 ans qui voit chaque jour ses parents avec le coran, comment sera son état avec le Coran lorsqu'il grandira ? 

Donc c'est à partir de là que l'affaire commence. 

Passage tiré de la conférence [Comment faire aimer la mémorisation du saint coran à nos enfants ?] 

Traduit par : assalafiyat.blogspot.com

Cheikh Khâlid Ismâ'îl

14 mai 2016

Une Erreur commise par les parents ayant des enfants intelligents - Shaykh Abdullah Aldafiri

Audio :

Parmi les erreurs communes commise par certains éducateurs ou parents dans l’éducation de leurs enfants : Si ils découvrent que leur fils est intelligent, ils le dirigent vers l'acquisition des nouvelles sciences mondaines. Ils disent "Mon fils est intelligent, donc il ne lui convient pas que je l'inscrive autre part que dans une université de médecine ou d''ingénierie" .. comme si la science légiférée avait un statut moindre comparé a la médecine ou à l’ingénierie.

Et c'est incorrect. Si tu vois que ton fils est intelligent alors dirige le vers ce qui est le meilleur pour lui et pour la communauté musulmane. Et il n'y a de bien pour la Oummah que par le biais de la science légiférée. Et il n' y'a pas d’amélioration chez les croyants excepté par le biais des savants.
 

Nous voulons donc informer les gens car de nos jours ils pensent que ceux qui étudient la médecine , l’ingénierie et les autres sciences mondaines ont un statut plus élevé que que ceux qui étudient la science légiférée.

Et cet état d'esprit s'est propagé chez les musulmans afin de détourner nos enfants de la science légiférée. 

Oui, on a besoin des sciences mondaines mais pas autant que de la science légiférée.


{Allah élèvera de plusieurs rangs ceux d'entre vous qui ont la foi et qui ont reçu la science.} 
 يَرْفَعِ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ

 {Sont-ils égaux, ceux qui ont reçu la science et ceux qui ne l'ont point reçue?}
هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ

Le besoin de la Oummah pour ce qui va rectifier son cœur est plus important que le besoin de la Oummah pour ce qui va réparer son corps, ses routes et ses maisons. 

Il y'a une différence entre ce qui réparent les cœurs des gens et ce qui traitent la maladie du corps.

Ces sciences nouvelles sont demandés. Nous ne disons pas que c'est blâmable plutôt c'est une obligation pour la communauté (fard kifâya). Mais la recherche de la science est une obligation propre à tout individu (fard 'ayn)

Translated by Rasheed ibn Estes Barbee 
Traduction : assalafiyat.blogspot.fr

11 févr. 2014

Quel est le jugement de laisser les enfants avec les proches non-musulmans ou la grand-mère non musulmane par exemple.

Troisième question : 

Une femme musulmane a des enfants et elle les leur confie et dit qu'elle leur fait confiance plus qu'aux autres, malgré qu'il existe par exemple un musulman de la belle famille.  Donc, est-il permis pour cette femme musulmane de laisser ses enfants avec sa mère non musulmane?

Cheikh Ar Ramli : 

Avec comme condition qu'elle soit sûre qu'elle (la mère non musulmane) n'enseigne pas aux enfants sa (propre) religion. Si elle est sûre alors il n'y a pas de mal, et si elle n'en est pas sûre  alors cela n'est pas permis

Source : le cercle des sciences

19 janv. 2014

A quel age la fille commence à porter le hijab ?

Question : Quel est l'age auquel il devient obligatoire de faire porter le hijab aux fillettes ?

Shaykh Najmi : Aisha radiAllahu3anha a dit "Si la jeune fille à 9ans alors c'est une femme". 


Alors se basant sur ça on comprend que le hijab est obligatoire quand elle atteint l'age de 9 ans ou plus

Audio

Traduit de l'anglais par : assalafiyat.blogspot.com

31 déc. 2013

Leçon sur l’éducation des enfants - Par l'Eminant savant Abdoullah bnou Mohammad bni Houmayd

Que (chacun de nous) s’attache donc à enseigner à ses enfants les sciences bénéfiques et à les éduquer au bien et à les entraîner (aux actes d’) obéissance : 

"Chacun d’entre vous est un berger et chacun d’entre vous est responsable de son troupeau ; l’homme est un berger et est responsable de son troupeau et la femme est une bergère dans la demeure de son époux et est responsable de son troupeau." 

Rapporté par Al-Boukhârî n°2409 et Mouslim n°1829


14 oct. 2013

Es ce permis de donner des cadeaux aux enfants les jours de fêtes ? Sheikh 'Ubayd

Question: Es-ce permis de donner des cadeaux aux enfants les jours de fêtes

Réponse : Ce n'est pas clair de quel 3id il est question - 3id milad (Noël)  ou 3id Al Fitr ou Al Adha ?

Si elle se réfère au 3id milad alors c'est haram , car il n'est pas autorisé pour les musulmans de prendre part au celebrations des incroyants . Cependant si ces cadeaux sont données aux enfants pour l3id al fitr ou al adha, alors c'est autorisé inshaallah.

Traduit de l'anglais au français par assalafiyat.blogspot.fr

http://www.miraathpublications.net/q111-giving-gifts-to-children-and-non-muslim-relatives-during-eid/

17 févr. 2013

Veux-tu que tes enfants soient une preuve contre toi au jour de la résurrection ?



Question :

Qu’Allah soit bienfaisant envers vous. Les troubles se sont multipliés à notre époque, surtout dans ce pays [1] où jour après jour les mécréants dévoilent leur animosité envers les musulmans. Quel est donc votre conseil concernant le comportement à adopter face à ces troubles ?


Réponse :
 
Nous vous conseillons tout d’abord de mettre en pratique ce que vous connaissez de cette religion qui nous pousse à adopter de bons comportements face à cette animosité. Répondre au mal par le bien détruit ce mal et aide à y remédier. Et Allah a ordonné de répondre au mal par le bien.


Et c’est également une cause (de guidée). Si ce n’est pas la cause d’entrée en Islam de cette personne qui te cause du tord, d’autres personnes entreront en Islam. Les autres personnes t’aimeront lorsqu’elles verront ta patience face aux attaques que tu subis ainsi que le bon comportement que tu adoptes face au mauvais comportement que les autres ont avec toi.

C’est ainsi qu’étaient les Prophètes (عليهم الصلاة و السلام) et nous avons certes en eux un excellent exemple à suivre. Il faut donc adopter ces nobles comportements qui nous aideront à être fermes sur la vérité et seront la cause d’entrée en Islam d’autres personnes. Ceci est le premier conseil.


Et la deuxième chose que je conseille à mes frères est qu’ils se rendent en terre d’Islam car c’est cela qui t’aidera à être pieux ainsi que ta descendance et à te préserver des troubles.

Et nous connaissons tous la parole du Prophète :saws: qui a dit :


« Je me désavoue du musulman qui vit parmi les polythéistes. »

C’est un hadith immense et quiconque voit la situation des musulmans dans beaucoup de ces pays comprendra la réalité de ce hadith.


Si le père est préservé, ses enfants ne seront pas préservés. Et si ses enfants sont préservés, ses petits enfants ne seront pas préservés.


Souhaites-tu qu’un de tes enfants vienne te voir au jour de la résurrection et te dise :


« C’est à cause de toi que je suis devenu mécréant ! »

Ou


« C’est à cause de toi que j’ai atteint ce degré d’ignorance de la religion ! »


Veux-tu que tes enfants soient une preuve contre toi au jour de la résurrection ? C’est pour cela que nous conseillons à tous les musulmans de chercher un endroit qui les aidera à être pieux ainsi que leur descendance. Car c’est cela qui est attendu de nous.


Regardez comment le Prophète :saws: a émigré de la Mecque, lorsqu’elle était une terre de mécréance, alors que c’est l’endroit le plus aimé d’Allah. Il l’a délaissée pour Allah, alors Allah lui a remplacé par Médine qui était mieux que la Mecque à cette époque. Allah lui a donné mieux ainsi qu’aux mouhajirin (ses compagnons qui ont émigré).


C’est également valable pour toi, si tu délaisses une chose pour Allah, Allah te donnera une chose meilleure, car celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah lui remplace par quelque chose de meilleur. Et c’est à Allah que l’on demande l’aide.


Fin de la réponse de Cheikh Abdullah Al Adani

Traduit et publié par daralhadith-sh.com


[1] Cette question a été enregistrée lors du passage de Cheikh Abdullah Al Adani en Belgique en Janvier 2013.


Source : http://daralhadith-sh.com/isla...rrection/#_edn1

31 déc. 2012

conseil en or de cheikh moqbil pour nous les femmes et les enfants



" كتاب الباعث الحثيث " ( الشريط : 11 / الدقيقة : 41 ) :

الذي يتعلم وهو صغير ينبغي له أن يبدأ بالقرآن ثم بمعرفة شيء من اللغة العربية ثم بسنة رسول الله صلى الله عليه وسلم .
أما من كان كبيرا فالواجب عليه ، لا نقول ينبغي له ، بل الواجب عليه أن يبدأ بما أوجبه الله عليه من مسائل الاعتقاد ، ومن الصلاة كيف صلى رسول الله صلى الله عليه وسلم ، ومن جميع شؤونه ، الشيء الذي هو واجب عليه يبدأ به
فالناس في طريق التعليم ينقسمون إلى أقسام :
 الصغير : يبدأ بحفظ القرآن كما هو شأن علمائنا المتقدمين وباللغة العربية ثم يرجع إلى سنة رسول الله صلى الله عليه وسلم
الكبير : يبدأ بما أوجب الله عليه ، وبعدها إذا بدأ بما أوجب الله عليه يبارك الله في عمله وتنتشر السنن بسببه ، فإن السنن يا إخوان ما تنتشر بالأقوال تنتشر بالعمل )) ا.هـ

Cheikh Moqbil ibn Hadi al Wadi'i (qu'Allah lui fasse miséricorde) dit dans une cassette intitulé: "Al ba'ith al hathith" (11ème cassette,41ème minute)


 
"Celui qui apprend alors qu'il est en bas age, il convient pour lui de commencer par la mémorisation du Coran ensuite d'avoir des connaissances en langue arabe ensuite de la sounna du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui).


Quand à celui qui est en age avancé l'obligation pour lui et on ne dit pas "il convient pour lui" mais au contraire on dit "qu'il est une obligation pour lui" de commencer par les choses qu'Allah lui a rendu obligatoire dans les sujets touchant à la croyance, la prière, comment le Prophète (paix et bénédictions sur lui) priait, tout qui est rapporté de lui. Tout ce qui lui est obligatoire c'est pas ceci qu'il se doit de commencer.

Les gens dans l'apprentissage se divisent en plusieurs catégories:

- L'enfant en bas-age:
il commence par la mémorisation du coran comme le faisaient nos savants qui nous ont précédé, ensuite la langue arabe et ensuite il revient à la sounna du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui).

- Celui qui est en age avancé: il commence par ce qu'Allah lui a rendu obligatoire. Et après qu'il ait commencé par ce qu'Allah lui a rendu obligatoire à ce moment là Allah le bénira dans sa mise en pratique et les sounnans (c'est à dire les traditions du Prophète) se propageront de par sa cause car les sounnans chers frères!!! ne se propagent pas seulement avec les paroles elles se propagent avec leur mise en pratique.


traduit par Abou Houdayfa Ubaydoullah ibn Ali al Qamari


http://www.ahloul-hadith.fr/ahloul/2012/11/conseil-en-or-de-cheikh-moqbil-pour-nous-nos-femmes-et-nos-enfants.html

8 déc. 2012

L'éducation des enfants



'Uthman Al Hatibi rapporte : " J'ai entendu Ibn 'Umar dire à un homme : Éduque ton enfant, car tu seras interrogé sur la manière dont tu as éduqué ton enfant et sur ce que tu lui auras appris" As Shu3ab (7/8295)

Thabit Ibn Ubayd comptait parmi les plus enjoués des hommes avec sa famille
As Shu3ab (7/7852)

Mu3awiya Ibn Qurrah rapporte que son père disait a ses enfants lorsqu'ils avaient accompli la prière du 'Isha : "ô mes enfants, dormez afin qu'Allah vous accorde un bien [la prière] en cette nuit" Az Zhud li Ahmad (226)

Salih Ibn Ahmad Ibn Hanbal rapporte : "Lorsque mon père recevait un ascète ou un dévot, il me faisait venir afin que je le vois, et il aimait que je sois comme lui" As Siyar (12/530)

Muslim Al Hanafi a dit : "Sois bon envers ton enfant, cela est plus à même de susciter sa bonté envers toi" Al 3iyal (1/305)

Hisham Ibn 'Urwah Ibn Az Zubayr rapporte que son père commandait à ses enfants de jeuner lorsqu'ils en étaient capables" Al 3iyal (1/470)

'Abd Allah Ibn Issa a dit : "Cette communauté ne cessera d’être dans le bien tant qu'elle enseignera à ses enfants le Coran" Al 3iyal (1/480)

Muhammed Ibn Sirin rapporte : "On a dit : honore ton enfant et éduque-le bien" Al 3iyal (1/505)

Sufyan rapporte : "On a dit : parmi les droits de l'enfant sur son père est qu'il l'éduque bien." Al 3iyal (1/505)

Al Hassan a dit : "Qu'Allah fasse miséricorde à celui qui adresse une exhortation a son âme et sa famille en disant "O ma famille ! Attachez vous a la prière , l’aumône et [au respect des droits] des voisins et pauvres, afin qu'Allah vous fasse miséricorde au Jour de la Résurrection, car Allah a fait les éloges d'un serviteur qui agissait ainsi , lorsqu'Il dit : {Il ordonnait a sa famille la prière et la Zakat, et il était agréé par son
Seigneur} Al 3iyal (1/506)


Mubarak Ibn Sa3id rapporte : "Sufyan m’écrivit : "Occupe toi bien de ta famille et pense a la mort. Que le salut soit sur toi" Al Hilyah (7/52)

Sufyan At Thawri a dit : "L'homme doit contraindre son enfant à la recherche de la science, car il en est responsable" As Siyar (7/273)

Malik Ibn Dinar vit un homme qui accomplissait mal sa prière et il dit :"Comme j’éprouve de la compassion pour sa famille" On lui demanda : "Il accomplit mal sa prière, et tu éprouves de la compassion pour sa famille?" Il répondit : "Il est le plus âgé d'entre eux, et c'est de lui qu'ils apprennent" Sifah As Safwah (3/287)

Source : ainsi etaient nos pieux predecesseurs edition tawbah

31 juil. 2012

Mettre ses enfants dans les écoles des mécréants - Shaykh Muhammad 'Umar Bazmul

Question : Est-il permis que les musulmans mettent leurs enfants dans les écoles des mécréants, sachant les nombreuses contradictions avec la Législation islamique qu’il y a dans leurs écoles et les effets qu'elles ont sur nos enfants? Spécifiquement pour:

(a) ceux qui ont une école islamique correcte (dans la croyance et le minhaj) dans leur ville, mais qui est chère

(b) ceux qui n'ont pas d’école islamique correcte dans leur ville, plutôt ce sont des écoles « islamiques » dirigées par des gens de l'innovation

(c) ceux qui n'ont aucune école islamique dans leur ville


Réponse : Ce qui m’apparaît, et Allah est plus savant, est qu'il n'est permis,  sous aucune circonstance, aux musulmans de mettre leurs enfants dans les écoles des non-musulmans. Ceci n'est pas permis, surtout quand ces écoles enseignent des choses qui sont étrangères à la religion, comme la croyance des chrétiens ou des juifs, ou d'autres choses interdites.


Ceci est le cas, qu'il y ait une école islamique dans la ville ou pas. Aucun doute, que lorsqu’on on met ses enfants dans l'école des non-musulmans alors qu'il y a une école islamique dans la ville, l’interdiction est plus sévère que s’il n'y a pas d’école islamique dans la ville.


[ ceci était la fin de la réponse du shaykh sur la cassette. Lorsqu’on l’a interrogé par téléphone sur les musulmans qui mettent leurs enfants dans les écoles des gens de la bid'ah , le shaykh a demandé que ce qui suit soit ajouté à sa réponse: ]


Et il n'est pas permis que les musulmans mettent leurs enfants dans des écoles où on enseigne l'innovation, ou des choses qui sont en contradiction avec la Sunna. Les savants ont interdit aux étudiants en science de lire les livres des innovateurs, ainsi comment peut il être permis que les jeunes enfants étudient dans les écoles où des innovations sont enseignées?! Particulièrement quand ils ne peuvent pas distinguer la Sunna et la bid'a , leurs cœurs peuvent s’attacher aux innovations, et le refuge est cherché auprès d'Allah. Ainsi il n'est pas permis de mettre les enfants dans les écoles où on enseigne l'innovation.


Article tiré du site bakkah.net

Source : Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, n°AAMB010, daté 1423/6/25.

Traduit par les salafis de l’Est

Nos enfants sont l’avenir - Sheikh Ibn Baz RahimahuLlah

Nos enfants sont l’avenir

Shaykh ‘Abd Al-‘Azîz Ibn Bâz
Question : les ennemis d’Allah tentent par tous les moyens de pénétrer dans les pays musulmans. Quelle est la meilleure chose à faire pour faire cesser ce courant qui menace les sociétés musulmanes ?
Réponse :
cela n’est pas étonnant de la part des missionnaires du christianisme et judaïsme ou d’autres confessions mécréantes et égarées, car Allah nous en a informés en disant : « Ni les juifs ni les chrétiens ne seront satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : « Certes, la voie d’Allah est la vraie voie. » Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. » (Al-Baqarah, v.120)
Et Sa parole :
« Ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à vous faire renier votre religion s’ils peuvent. » (Al-Baqarah, v.217)

C’est pour cela qu’ils déploient tout ce qu’ils peuvent comme efforts pour pénétrer dans les pays musulmans. Et ils ont divers moyens pour cela, parmi lesquels : semer le doute et troubler les esprits. Ils continuent incessamment sans se lasser ni se fatiguer, poussés par l’Eglise, la rancune et la haine, et avec tous leurs moyens physiques et financiers.

Pour contrecarrer ce courant, il faut tout d’abord que les savants et les gouverneurs s'appliquent à sensibiliser et à orienter les enfants des musulmans
, afin de répondre aux efforts déployés par les ennemis de l’islam (pour égarer les enfants).
La communauté musulmane porte la responsabilité de cette religion et de sa propagation.
Mais, si les communautés musulmanes apportent tout leur soin à armer les enfants des musulmans de science, de savoir et de compréhension de la religion, en les habituant à mettre en pratique cette science acquise depuis l’enfance, alors, nous ne craignons rien pour eux avec l’aide d’Allah. Tant qu’ils restent fermement attachés à la religion d’Allah, suivant ses directives, la respectant et en mettant en garde contre tout ce qui s’y oppose. Au contraire, ce sera l’ennemi qui aura peur d’eux car Allah dit :
« Ô vous qui croyez ! Si vous faites triompher (la religion d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas. »
(Muhammad, v.7)

Et Il dit aussi :
« Mais si vous êtes endurants et pieux, leur ruse ne vous causera aucun mal. Allah connaît parfaitement tout ce qu’ils font. » (Âl-‘Imrân, v.120) et d’autres versets dans ce sens encore.
Le meilleur moyen donc pour contrecarrer ce courant est de préparer une génération qui connaît bien l’islam authentique, et ceci ne peut se réaliser qu’à travers une bonne orientation et une parfaite éducation à la maison, dans la famille, par les programmes éducatifs, les médias et le développement de la société.

Il faut ajouter à cela le rôle important de l’orientation et l’attention portées par les gouvernements des pays musulmans à cette génération, en inculquant l’amour des bonne actions, et en rappelant aux gens ce qui leur est bénéfique et augmente la foi dans leurs cœurs. Allah dit à ce propos :
« N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? » (Ar-Ra’d, v.28)

Et nul doute que l’insouciance fait partie des principales causes permettant aux ennemis de l’islam de pénétrer dans nos pays, par les sciences et la culture qui éloignent petit à petit les musulmans de leur religion. C’est ainsi que le mal augmente entre eux et qu’ils sont influencés par les idées de leurs ennemis. Allah a ordonné à ce propos au groupe des croyants d’être endurants et de lutter pour la cause d’Allah avec tous les moyens par Sa parole :
« Ô les croyants ! Soyez endurants. Incitez-vous à l’endurance. Luttez constamment (contre l’ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez. » (Âl-‘Imrân, v.200)
Et Sa parole :
« Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les bienfaisants. » (Al-‘Ankabût, v.69)

Je demande à Allah par Ses plus beaux noms et attributs, d’améliorer la situation des musulmans, de leur donner une bonne compréhension de la religion, d’unir leurs dirigeants sur la voie de la vérité et de leur donner des conseillers pieux, Il est certes Bon et Généreux. Et qu’Allah fasse les éloges de notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons, et les salue d’un salut abondant.

Source : Majmû’ Fatâwâ wa Maqâlât (5/204-206).
Traduit par les Salafis de l’Est<...

Les droits des enfants

Et les enfants ont des droits sur leur parents (les parents doivent remplir leur devoir concernant leurs enfants).
 
Ils sont garant et responsable d'eux.
 
Puis concernant les parents ( en raison qu'ils ont eux même été enfant), ils ont des obligations en relation avec cela.
  

Une de ces 2 obligations est :

La satisfaction des besoins physiques, (tels que leur fournir le nécessaire de la vie quotidienne et les vêtements, et ce qui fait suite à cela).
C'est obligatoire et il n'y a pas d'échappement à cela, avec le fait qu'il ait, en effet, plus de connaissance dans la religion, et en particulier avec l'espoir de gagner la récompense qui se trouve auprès d'Allah subhana wa ta'Allah.
En effet, vous ne saurez pas quel est sa recherche, de la Face d'Allah, la récompense est pour cette personne, dans ce qu'il donne à sa femme ou à sa famille.
 


La seconde obligation est :

L'obligation de l'enseignement religieux (de la religion de l'Islam).
Sur les 2 parents, c'est d'enseigner à leurs enfants le Coran, les connaissances et l'écriture, et tout ce qui s'ensuit.
Les instruire sur les bonnes manières, les préserver de toutes tentations et les exhorter vers l'accomplissement de leurs obligations.
Le serviteur éduque ses enfants par l'accomplissement de ces 2 points.
Et l'échec dans l'éducation (des enfants concernant la religion), les parents courent à la perte de leur enfant (à une perte évidente).
Et les enfants, tous comme eux, ont des obligations envers leurs parents, comme la gentillesse et honorer ses parents, et de réaliser que c'est une réelle obligation pour eux envers leurs parents. 
De même que la part des parents de responsabilité des parents, est de les amener à savoir ce qu'est de faire preuve de bonté envers eux.
 
Allah dit "Ô vous qui croyez! Préservez-vous vous et vos familles du feux de l'Enfer!" S.66;V.6
 
Ceci est la mise en place des moyens qui les préservera du Feu en les mettant en garde et en s'abstenant de toute négligence.
Celui qu'il pénalise n'aura à se reprocher, et si la récompense lui échappe (au parent), il le mérite dans le sens ou il a fait preuve d'abandon dans ce qui lui était obligatoire (les obligations desquelles dépendent le résultat final).
Donc la l'honneur et la bonté de ses enfants lui échappent.
 
Allah dit "Quiconque fait une bonne œuvre, c'est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens." S.41;V.46
 
 
Source: ‘’Noorul Basaa-ir Wal Albaab Fee Ahkaam Al Ibaadaat Wal Mu-aamalaat Wal Huqooq Wal Aadaab’’ de l'imam Abdur Rahmaan As Sadi. Page 61-62.
tiré du site: salafitalk.net
Traduit et Retranscrit par L'Equipe Oummi & Moi
copié de oummi.forumsactifs.com
Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di

L’éducation des enfants et les bases de leur formation

 

 L’éducation islamique se base sur l’établissement de l’équilibre entre le côté spirituel et matériel

 

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit :
L’éducation islamique se base sur l’établissement de l’équilibre entre le côté spirituel et matériel, qui sont les deux réalités de l’existence humaine et sur lesquels la vie de l’homme s’organise. L’homme ne doit pas être matérialiste au point de se croire éternel ni de s’adonner aux passions de la vie d’ici-bas ni à ses plaisirs. Il doit plutôt considérer son propre monde spirituel qui est large et profond. C’est dans ce sens que l’éducation islamique s’est distinguée des autres systèmes éducatifs, non seulement dans la préparation de l’homme à la vie de ce monde, mais aussi pour la vie éternelle dans l’au-delà.

L’enfant est le centre du processus éducationnel

 

Puisque l’enfant est le centre du processus éducationnel, il est donc impératif que sa vie et son esprit soient bâtis selon la forme qui lui a été élaborée et avec les différentes connaissances et concepts qu’il reçoit et qui lui sont inculqués. Cela, pour qu’il puisse maîtriser son esprit et ses idées afin qu’il n’ait de conception théorique dans la vie que celle qui lui est voulue utiliser dans ses observations et ses expériences, suivant ce qu’il a appris ou ce dont il s’est exercé et ce qu’on lui a enseigné.
Les fondements des traits de la personnalité de l’enfant se forgent durant la période de l’enfance ; c’est à dire une fois qu’il atteint l’âge de la raison. Pour cela, il est un devoir vis-à-vis de son éducation de le former, l’adapter à la vie et le préparer à la mener ; son éducation physique consiste à le nourrir et à prendre soin de lui assurer la croissance physique ; son éducation spirituelle consiste à lui procurer ce qui purifie son âme et l’élève ; et son éducation intellectuelle s’effectue en lui pourvoyant toutes sortes de sciences et de connaissances, car un esprit sain dépend de l’éducation saine, et en l’habituant au bien et en lui interdisant le mal, conformément à la méthode et à l’éducation instituées par Allah , parce que la droiture de l’enfant dépend de la salubrité de son esprit, et sa déviation dépend de la corruption de son esprit. Et la salubrité et la corruption de son esprit dépendent de la manière dont il est orienté, particulièrement durant l’enfance et au cours de la période de la préparation de son éducation.

Les fondements de l’éducation de l’enfant

 

Pour cela, sa préparation éducative repose sur des fondements dont l’éducation basée sur la foi et l’exercice à la connaissance de son Créateur viennent au premier lieu, car c’est cette foi qui l’incite à faire le bien, le détourne du mal, guide son comportement et le maîtrise. En effet, la foi est étroitement liée aux actions ; pour cela, Allah  a fait des actions un véritable signe de la sincérité de la foi, et a blâmé ceux qui séparent les actions de la foi. Il dit alors :
﴿يَقُولُونَ بِأَفْوَاهِهِمْ مَا لَيْسَ فِي قُلُوبِهِمْ﴾ [آل عمران: 167].
Le sens du verset :

﴾Ils disaient de leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs﴿ [Âl `Imrâne (La Famille d’Imrane) : 167].

Il dit aussi :

﴿كَبُرَ مَقْتًا عِنْدَ اللهِ أَنْ تَقُولُوا مَا لاَ تَفْعَلُونَ﴾ [الصف: 3].
Le sens du verset :

﴾C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas﴿ [Es-Saf (Le Rang) : 3].

La véritable foi est celle d’où émane la bonne conduite, qui produit les bonnes actions et qui fait émerger une bonne moralité. Le Noble Coran regorge de versets qui relient la foi aux bonnes œuvres. Et de ce fait, la mission de l’éducation est d’établir une relation étroite entre la foi et les actes, vu que les œuvres reflètent et manifestent la foi. Par conséquent, la priorité des priorités dans la formation de l’enfant est de lui enseigner les sens de la croyance saine et ses sublimes objectifs, lui faire comprendre ses réalités et ce qu’elle lui apporte comme bon­heur éternel par un enseignement fait de savoir et de connaissance, pour réaliser ce qu’a dit Allah  :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا﴾ [التحريم: 6].

Le sens du verset :
﴾Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un feu …﴿ [Et-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

Ainsi, l’enfant est inclus dans le verset, puisqu’il est une partie de ses parents. Ils doivent, alors, lui enseigner ce qui est licite et ce qui est illicite et le protéger des transgressions, des péchés et lui apprendre le reste des commandements. Certains savants disaient : « Il est de notre devoir d’enseigner à nos enfants et à nos siens la religion, le bien et tout ce qui est indispensable à la bonne éducation »[1].

Aussi, parmi les piliers de l’éducation et de la formation de l’enfant est de lui enseigner les normes du bien et du mal dans cette vie et lui apprendre ce qui lui faut entreprendre pour faire le bonheur de sa personne et ce qu’il faut délaisser pour lui éviter les malheurs. Cela s’accomplit en dirigeant les dispositions naturelles de l’enfant à s’en remettre à Allah , à le connaître, à mettre sa confiance en Lui et avoir de la sérénité envers Lui ; de façon à ce qu’il ne s’humilie que devant Allah , qu’il ne craigne que Lui  et que son cœur ne s’attache qu’à Lui , car c’est en cela que réside le sentiment de fierté du musulman qui est en contact avec le Tout-Puissant, le Sage. Sa personnalité se distingue par cette fierté religieuse requise, conformément à ce qu’a dit Allah  :

﴿وَللهِ الْعِزَّةُ وَلِرَسُولِهِ وَلِلْمُؤْمِنِينَ﴾ [المنافقون: 8].

Le sens du verset :
﴾Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son Messager et aux croyants﴿ [El-Mounâfiqoûne (Les Hypocrites) : 8].

Cette personnalité se singularise également par rapport à celles qui s’y opposent et qui sont marquées par l’abaissement, la soumission, la peur ou l’adulation à quiconque des créatures. De là, il est un devoir de préserver et de garder la nature saine pour laquelle les fils d’Adam ont fait serment à Allah . Il a pris d’eux le pacte de l’adorer exclusivement et de ne lui attribuer aucun associé et Allah  se chargera d’assurer leurs subsistances. Allah  a dit à ce sujet :

﴿وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ. أَوْ تَقُولُوا إِنَّمَا أَشْرَكَ آبَاؤُنَا مِنْ قَبْلُ وَكُنَّا ذُرِّيَّةً مِنْ بَعْدِهِمْ أَفَتُهْلِكُنَا بِمَا فَعَلَ الْمُبْطِلُونَ﴾ [الأعراف: 172-173].
Traduction du sens :

﴾Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons… » – afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention »﴿ [El-A`râf : 172-173].

Allah  dit dans un hadith Qoudoussi (divin) :

« Moi, J’ai créé tous mes serviteurs Hounafâ’ (sur la foi innée). Puis après, les diables sont venus à eux et les ont détournés de leur religion ; ils leur avaient interdit ce que Je leur avais permis, et ils leur avaient ordonné de M’attribuer des associés au sujet desquels Je n’ai fait descendre aucune révélation »[2].

Tout comme on doit pousser les énergies naturelles, comme les instincts et les inclinations pourvus à l’enfant par Allah , vers le bien et envers l’orientation pour laquelle il est créé, pour qu’il soit fier et élevé avec, et pour qu’il puisse éviter de s’attacher à ce monde vain et éphémère et se livrer aux plaisirs défendus ou de répondre à l’appel de Satan. Le Prophète  a dit : 

« Satan détient une semence en fils d’Adam, l’ange en détient une autre. Quant à celle de Satan, elle consiste à pousser au mal et à démentir la vérité. Par contre, celle de l’ange consiste à pousser vers le bien et à croire à la vérité. Celui qui trouve en lui cette dernière, qu’il sache qu’elle vient d’Allah et qu’il loue Allah, et celui qui trouve en lui l’autre semence, qu’il demande protection auprès d’Allah de Satan le lapidé ». 

Puis il récita :

﴿الشَّيْطَانُ يَعِدُكُمُ الْفَقْرَ وَيَأْمُرُكُمْ بِالْفَحْشَاءِ﴾ [البقرة: 268].

Traduction du sens du verset :

﴾Le Diable vous fait craindre l’indigence et vous commande des actions honteuses﴿ [El-Baqara (La Vache) : 268][3].

L’éducation est aussi un moyen de récupérer celui qui a dévié et de le diriger vers sa nature saine. La mission de l’éducation et son bon accomplissement sont bien récompensés dans l’au-delà.

Allah  a dit :

﴿وَأَمَّا مَنْ خَافَ مَقَامَ رَبِّهِ وَنَهَى النَّفْسَ عَنِ الْهَوَى. فَإِنَّ الْجَنَّةَ هِيَ الْمَأْوَى﴾ [النازعات: 40-41].

Le sens du verset :
﴾Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge﴿ [En-Nâzi`ât (Les Anges qui Arrachent les Âmes) : 40-41].

Quelques obligations vis-à-vis de l’éducation de l’enfant et les moyens à même de former sa personnalité

 

Aussi, parmi les devoirs à l’égard de l’enfant et les méthodes à appliquer pour former sa personnalité : donner le bon exemple à suivre, avec qui il peut se guider durant sa première période de croissance intellectuelle, psychologique et morale. Cela, stimule ses connaissances et lui permet de recevoir le savoir à travers l’imitation. Les parents viennent au premier degré des gens les plus rapprochés de l’enfant ; ils sont les deux éléments exemplaires pour lui. En effet, les parents sont d’une grande influence sur leur enfant sur le plan de la foi et de la religion au point même de pouvoir le dévier de la pure nature sur laquelle Allah  l’a crée et sur ce qu’il doit connaître sur l’Islam et son amour envers lui. Ainsi, ils sont la cause de sa bonté ou de sa corruption, de sa droiture ou de sa déviation, parce que l’enfant habituellement croit au comportement et à la conduite de ses parents. De ce fait, si leur comportement envers lui est conforme à la charia, l’enfant s’en influence et tient à les imiter. Ceci devient, par conséquent, l’un des facteurs de la formation des notions de sa personnalité islamique. Le poète a dit :

L’enfant d’entre nous grandit.
Sur ce que son père l’a habitué[4].

En effet, le bien est original chez le nouveau-né, le mal est adventif et sa disposition au bien est parfaite. Le Prophète  a dit : « Nul enfant n’est né que suivant l’état de la nature primor­diale (l’islam). Ce sont ses parents qui le rendent juif, chrétien ou mage, tout à fait comme une chamelle met bas des chamelons avec un corps et des membres parfaits. En avez-vous jamais vu, un chamelon sans oreilles ou sans nez ? ».

Ensuite, Abou Hourayra  a dit : Lisez si vous voulez :

﴿فِطْرَتَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لاَ تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللَّهِ﴾ [الروم: 30].

Sens du verset :
﴾…telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes, pas de changement à la création d’Allah…﴿ [Er-Roûm (Les Romains) : 30][5].

Ce hadith montre que les gens sont nés d’une nature pure et en pleine disposition au bien et à la bonté, conformément à la parfaite création d’Allah et que la défectuosité vient des actes de l’homme. Donc, il est obligatoire d’écarter de l’enfant ce qui le corrompra et ce qui désolera son caractère et sa nature, pour qu’il ne soit pas une proie à la déviation, à l’égarement et aux mauvaises mœurs. De cela se manifeste l’ampleur de la responsabilité des parents s’ils manquent à l’enseignement des normes de la religion et de ses préceptes à leur enfant, faillissent à son éducation intellec­tuelle et spirituelle, le livrent aux idées déviantes ou le laissent devenir une proie à une société où se propage les croyances juives, chrétiennes ou mazdéennes et d’autres doctrines impies et égarées. L’enfant se déviera, alors, à cause du manquement des parents à l’éducation de leur enfant et le fait qu’ils se soient détournés de sa réforme et de son orientation. Ceci est sans doute l’un des facteurs qui entraînent la perdition de l’enfant, la corruption de ses moralités et la dépravation de sa personnalité. Ainsi, l’enfant grandira comme un orphelin et vivra comme un vagabond, ce qui l’induira au danger de la corruption et de la criminalité. Et qu’Allah  fasse miséricorde à celui qui a dit :

L’orphelin n’est pas celui dont les parents
Ont quitté ce monde et l’ont laissé humilié
L’orphelin est, plutôt, celui qui a une mère qui l’a
Délaissé ou un père qui ne s’est pas préoccupé de lui[6]

En outre, ce qui rend l’enfant plus corrompu et menace son avenir de déviation est le fait que ses parents mènent une vie marquée par les pêchés et la dépravation et prennent la voie d’égarement et de dissolution morale. Les parents [dans ce cas] n’ont pas cette disposition à l’éduquer et à le réformer, car ils ont, eux- mêmes, besoin de réformer leur comportement et leur conduite. Ainsi, la déviation de leur enfant prendra de l’ampleur et il se mettra, par conséquent, à commettre davantage d’interdits et de crimes, comme l’adage le dit : « Quand est-ce que l’ombre se redresse si le bâton est courbé ?! ». Et quel excellent homme celui qui a dit :

Une plante qui pousse dans un jardin verdoyant
N’est point pareille à celle poussant en un lieu vacant
Comment penser du bien, alors, des enfants
Qui ont grandi dans les bras des ignorantes
Comment espère-t-on la perfection des enfants
Qui sont allaités par des femmes déficientes[7].

Ceci rend les parents responsables devant Allah , parce qu’ils ont contribué au changement de la nature de leur enfant, de son état originel vers la déviation et l’égarement. Leur responsabilité se confirme par le hadith du Prophète  : 

« Vous êtes tous respon­sables et vous serez tous interrogés à propos de votre responsabilité. Le gouvernant est responsable de ses sujets et il sera interrogé à propos d’eux ; l’homme est responsable de sa famille et il sera interrogé à propos d’elle ; et la femme est responsable de ses enfants et de la demeure de son mari et elle en sera interrogée »[8].

Aussi, la responsabilité exige à ce que l’enfant soit entraîné par ses parents de manière à acquérir le savoir, en lui enseignant la récitation et la mémorisation du Coran, vu que celui-ci est le fondement de l’Islam et la référence de la religion. Aussi, l’enfant doit être éduqué à apprendre quelques hadiths et invocations rapportés qui se disent dans les différentes occasions ; au sommeil, au réveil, à l’écoute de l’appel à la prière, au début et à la fin de chaque prise de repas, en sortant et en entrant à la maison[9], en éternuant, et bien d’autres. Egalement, il est recommandé d’affermir la relation de l’enfant avec les notions islamiques qui vont dans le sens de la révélation comme l’expression de la sincérité Chahâda (Il n’y a pas de divinité qui est digne d’adoration mis à part Allah) et les Beaux Noms (d’Allah ), ainsi que quelques signes de l’Islam pour qu’il s’y adapte et que son cœur s’attache à leurs sens et lui enseigner les prescriptions de l’Islam en fonction de son esprit.

Habituellement, après avoir atteint l’âge de sept ans, les parents peuvent inculquer à l’enfant les semences de la personnalité islamique et l’adapter aux valeurs de cette personnalité, conformément à ses aptitudes et selon ce qui lui convient, à savoir l’inculcation des fondements des bonnes moralités dans l’âme de leur enfant, tels que la piété, la véracité, la fraternité, la miséricorde, la patience, l’altruisme et le pardon. Il doit être, également, éduqué de manière à respecter les gens et à observer leurs droits, tels que les droits des parents, des proches consanguins, du gouvernant, du voisin, de l’enseignant, des personnes âgées et des amis, tout en lui enseignant les bienséances à observer en public, telles que les bienséances à respecter dans les assemblées, les discussions, les félicitations, les condoléances, l’éternuement, le bâillement et lorsque l’on porte ses vêtements et ses chaussures. On doit lui enseigner, aussi, les bienséances du salut, de la demande de permission, du fait de boire et de manger et lorsque l’on rend visite aux malades et autres.

D’autre part, on doit le mettre en garde contre le fléau du mensonge, des insultes, du vol, de l’effémination, de l’imitation des mécréants, de la déliquescence, de la dissolution morale, de la mixité dépravatrice, de la sodomie, de la fornication et des dommages qui découlent de ces fléaux. Également, on doit le mettre en garde contre le phénomène du tabagisme, des boissons alcooliques, de la drogue et autres types de corruption répandus dans la société et l’avertir des conséquences des pêchés que l’on commet.

On doit lui choisir, aussi, la bonne compagnie, pour qu’il en tire les bonnes moralités, les bienséances sublimes et les bonnes habitudes, tout en l’empêchant – notamment à l’âge de distinction et de l’adolescence – de la mauvaise fréquentation et des mauvais amis pour lui éviter les mœurs et les habitudes corrompues.

Parmi les devoirs de l’éducation de l’enfant : être clément et gentil avec lui et se comporter avec souplesse et sans rudesse envers lui, notamment de la part des parents ou ceux qui prennent leur place, tels que le grand-père ou l’oncle, parce que la rudesse en éducation n’engendre que rudesse dans le comporte­ment. Dans un hadith authentifié rapporté par El-Barâ’ Ibn `Âzib  où il dit : J’ai vu le Prophète  portant sur son épaule El-Hassane, le fils de `Ali, et disant : « Seigneur, je l’aime, aime-le aussi »[10].

En-Nawawi commenta ce hadith en disant : « Le hadith prouve qu’il convient d’être doux, clément et bienveillant envers les enfants »[11].

Aussi, l’enfant a besoin de quelque chose de concret de la part de ses parents pour qu’il puisse sentir l’amour, la tendresse et la compassion qu’ils lui vouent. Ces sentiments peuvent se concrétiser en l’embrassant, en le portant, en le cajolant et en lui caressant la tête et le visage ou le prendre dans leurs bras. Abou Hourayra  a dit : El-Aqra` Ibn Hâbis, ayant vu l’Envoyé d’Allah  embrasser El-Hassane Ibn `Ali, dit : « J’ai dix enfants et jamais je n’ai embrassé un seul d’entre eux ! ». Le Prophète  le regarda, puis lui dit : « On ne fera pas miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde »[12]. 

Il est aussi rapporté dans un hadith authentique qu’un bédouin vint au Prophète d’Allah  et lui dit : « Vous embrassez les enfants ! Nous ne le faisons pas ». Le Prophète  dit : « Il ne m’appartient pas de mettre la miséricorde dans ton cœur après qu’Allah te l’ait ôtée »[13][14]. Ce qui confirme ce sens, c’est ce qu’El-Boukhâri a rapporté d’après Oussâma Ibn Zeyd  qui dit : « Le Messager d’Allah  avait l’habitude de me prendre, me mettre sur l’une de ses cuisses et El-Hassane sur l’autre, puis nous embrassait et disait : « Ô Allah ! Soit Miséricordieux envers eux, car je suis miséricordieux envers eux » »[15].

Et parmi les aspects qui manifestent le soin, la compassion et l’amour des parents à l’égard de l’enfant : le fait de lui faire des compliments et le remercier pour ses bonnes actions et pour l’accomplissement de ce qui lui est demandé, et en contrepartie l’avertir si, toutefois, il a mal agi ou a failli à accomplir son devoir. Ensuite, lui enseigner les bonnes habitudes et manières qui lui manquent, tout comme le Prophète  a montré cette méthode éducative dans le hadith de `Amr Ibn Abi Salama  qui a dit : j’étais (Pendant mon enfance) sous la tutelle de l’Envoyé d’Allah . Comme (en mangeant) je mettais la main dans le plat de tous les côtés, il m’a dit : « Garçon, commence en disant Bismil-Lêh (Au Nom d’Allah), sers-toi de ta main droite et mange du côté qui est devant toi »[16].

D’une autre part, le traitement des enfants par leurs parents avec cet amour et affection exige d’être équitable envers eux et ne pas donner préférence aux garçons par rapport aux filles et léser la femelle dans son droit de protection, de considération et de bien­faisance. Ce genre de préférence est considéré parmi les habitudes d’El-Djâhilia (l’ère préislamique). Ce qui est recommandé plutôt est de considérer équitablement les garçons et les filles, ainsi que les garçons entre eux ; en ne faisant pas des dons aux uns sans le faire aux autres, ou les filles entre elles ; autant par l’affection, le traitement, l’amour, le don ou toutes autres considérations, vu ce qu’a dit le Prophète  à El-Bachîr Ibn Sa`d , qui favorisa d’un cadeau l’un de ses enfants parmi d’autres : « As-tu donné à tous tes enfants la même chose que celui-ci ? ». Il répondit néga­tivement. Il dit alors  : « Craignez Allah et soyez juste envers vos enfants »[17].

D’une troisième part, le petit enfant peut se conduire d’une manière qui irritera ou embarrassera les parents, ce qui ne doit pas les rendre durs ou violents envers lui, vu son jeune âge et ses aptitudes intellectuelles qui ne se sont pas encore développées ; mais il doit être traité avec douceur. En effet, il a été rapporté que le Prophète  a dit dans un hadith authentique : « Allah est Doux et Il aime la douceur. Il rétribue pour la douceur ce qu’Il ne rétribue pas pour la violence »[18]. Dans un autre récit : « Quiconque est privé de la douceur est, en effet, privé de tout le bien »[19].

De ce fait, prendre en considération la méthode de la douceur et du pardon fait de la relation de l’enfant avec ses parents une relation d’amour qu’il ressent en lui-même et grâce à laquelle il s’incline toujours envers eux et écoute leurs conseils et leurs recom­mandations. Par contre, la violence exercée sur l’enfant durant son enfance engendre la violence de son caractère à l’âge adulte, et la rudesse subie par l’enfant dès son jeune âge fait sa rigidité envers ses parents une fois devenu adulte. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut absolument pas être sévère envers lui, mais au contraire il est permis de recourir à la sévérité, si toutefois la douceur, l’amadouement, les recommandations et les conseils ne marchent pas avec lui. Cela se fait en lui montrant le mécon­tentement, le renfrognement du visage, lui manifester l’insatisfaction de sa conduite, élever sa voix sur lui et s’abstenir de lui parler momentanément. Ceux-là sont tous des aspects de sévérité, et cela peut arriver jusqu’à même le frapper une fois il aurait atteint l’âge de dix ans, mais légèrement. Il est rapporté dans un hadith : « Ordonner la prière à vos enfants à l’âge de sept ans, frapper-les pour elle à l’âge de dix ans et séparer les dans leur couche »[20].

Le traitement de l’enfant de cette façon a pour objectif de le sensibiliser, lui faire sentir sa mauvaise conduite ou sa négligence et le pousser à faire ce qui lui est demandé.
Cette graduation dans l’éducation du petit concerne son enfance. Quant à l’adulte, sa réforme et son éducation diffèrent ; si la persuasion, l’admonition et l’orientation sont inutiles avec lui, les parents doivent recourir, alors, à son abandon, du moment qu’il persiste dans son égarement, sa déviation et sa dépravation. En effet, Ibn `Omar  a abandonné son fils jusqu’à ce qu’il décéda, parce qu’il ne s’est pas conformé à un hadith du Prophète  que son père lui avait mentionné, dans lequel le Prophète  a interdit aux hommes d’empêcher les femmes de se rendre aux mosquées[21].

Ceci si le fils n’a pas atteint, par son égarement et sa déviation, le degré de mécréance et d’athéisme, car une fois qu’il aura dépassé, par sa déviation, ce stade, il sera obligatoire, vu le credo et la croyance, de l’abandonner, de se détourner de lui et de désavouer ses actions jusqu’à ce qu’il se repente et accepte la vérité. Allah  a dit :

﴿وَنَادَى نُوحٌ رَبَّهُ فَقَالَ رَبِّ إِنَّ ابْنِي مِنْ أَهْلِي وَإِنَّ وَعْدَكَ الْحَقُّ وَأَنْتَ أَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ. قَالَ يَا نُوحُ إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ أَهْلِكَ إِنَّهُ عَمَلٌ غَيْرُ صَالِحٍ فَلاَ تَسْأَلْنِ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنِّي أَعِظُكَ أَنْ تَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ﴾ [هود: 45-46].

Le sens du verset :
« Et Noé invoqua son Seigneur et dit : « Ô mon Seigneur, certes mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges. Il dit : « Ô Noé, il n’est pas de ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants » [Hoûd : 45-46].

Allah  a dit aussi :
﴿وَإِذِ ابْتَلَى إِبْرَاهِيمَ رَبُّهُ بِكَلِمَاتٍ فَأَتَمَّهُنَّ قَالَ إِنِّي جَاعِلُكَ لِلنَّاسِ إِمَامًا قَالَ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي قَالَ لاَ يَنَالُ عَهْدِي الظَّالِمِينَ﴾ [البقرة: 124].

Le sens du verset :
« [Et rappelle-toi] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : « Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens ». – «Et parmi ma descendance? » demanda-t-il. – « Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes » [El-Baqara (La Vache) : 124].

Sachant que l’abandon du fils par ses parents a un impact important sur son comportement et sur la réforme de sa conduite, vu l’influence qu’ils ont sur lui.

Les conséquences du manquement à l’éducation de l’enfant

 

Cependant, si les parents – ou les tuteurs de l’enfant – faillent dans leur devoir envers l’enfant ou négligent son éducation, l’enfant sera, par conséquent, enlevé de leurs mains pour être donné à une autre protection qui convient à son éducation. De ce point de vue, Ibn El-Qayyim –رحمه الله- a dit : « Notre cheikh (i.e. Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia) a dit : Si l’un des parents abandonne l’éducation de l’enfant et ce dont Allah l’a commandé de faire, il est, alors, désobéissant et ne doit avoir aucune autorité sur lui. Bien plus, tous ceux qui n’ont pas accompli leur responsabilité n’ont aucune autorité ou tutelle sur lui ; soit l’autorité est levée et remplacée par celle de quelqu’un d’autre qui accomplira ce devoir, ou charger une autre personne qui le fera avec lui parce que, ce qui est requis est l’obéissance à Allah et Son Messager dans la mesure du possible, et ce droit n’est pas du même genre que celui de l’héritage qui est acquis par les liens du sang, le mariage ou par allégeance, et sans tenir compte de l’héritier ; pieux soit-il ou pervers. Cependant, ce droit est du genre de la tutelle qui exige la capacité à accomplir le devoir, le connaître également et le faire dans la mesure du possible »[22].

Conclusion : La formation des générations dépend de l’édu­cation des enfants et de leur bonne qualification


C’est là quelques aspects de l’éducation de l’enfant et sa bonne formation fondée sur la croyance islamique que le meilleur des humains  avait rapportée, pour que son éducation se complète suivant ses dispositions naturelles et les capacités psycho­logiques qu’Allah  a placées en lui, conformément à la voie d’Allah et à l’éducation qu’Il a instituée. Cette éducation qui a fait des principes du Saint Coran le comportement du Prophète . Ainsi, c’est sur l’éducation coranique que se forment des générations éduquées, sages et sincères, qui assument leurs responsa­bilités, accomplissent leur devoir et oeuvrent à exploiter leur force dans le bien et la vertu et évitent le mal et l’immoralité ; des générations qui ont conscience qu’Allah  regarde ce qu’ils font, que ce soit secrètement ou ouvertement, qui œuvrent à réaliser la paix et la stabilité et à gagner les deux bonheurs : celui de la vie d’ici-bas et celui de l’au-delà. Allah  dit :

﴿وَمَنْ يَأْتِهِ مُؤْمِنًا قَدْ عَمِلَ الصَّالِحَاتِ فَأُولَئِكَ لَهُمُ الدَّرَجَاتُ الْعُلَى. جَنَّاتُ عَدْنٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ جَزَاءُ مَنْ تَزَكَّى﴾ [طه: 75-76].

Traduction du sens :
﴾Et quiconque vient auprès de Lui en croyant, après avoir fait de bonnes œuvres, voilà donc ceux qui auront les plus hauts rangs, les jardins du séjour (éternel), sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et voilà la récompense de ceux qui se purifient [de la mécréance et des péchés]﴿ [Tâha : 75-76].

Notre dernière invocation est qu’Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Cheikh Abou Abd El-Mou`iz Mohammed Ali Ben Bouzid Ben Ferkous


[1] « Tafsîr El-Qortobi » (18/195-196).
[2] Rapporté par Mouslim dans le chapitre « la description du paradis, de ses délices et de ses habitants » (hadith 7386), par Ahmed (hadith 17947), du hadith de `Iyâdh Ibn Himâr El-Moudjâchi`i .
[3] Rapporté par Et-Tirmidhi dans le chapitre de « l’exégèse du Coran » (hadith 3256), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn Mess`oûd . El-Albâni l’a jugé authentifique dans « Sahîh Et-Tirmidhi » (hadith 2988), dans « El-Michkât » (hadith 74) (deuxième recension), dans « Hidâyat Er-Rouwât » (70), dans « Sahîh El-Mawârid » (38) et dans « En-Nassîha » (34).
[4] Tiré du recueil des poèmes de Abou El-`Alâ’ El-Ma`ari dans son poème intitulé « Qad Ikhtala El-Anâm » (les humains se sont, certes, déstabilisés).
[5] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « funérailles » (hadith 1358), par Mouslim dans le chapitre du « destin » (hadith 6926), Ahmed (hadith 7928) et par El-Beyhaqi (hadith 12499), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra .
[6] Tiré du recueil de poèmes de Ahmed Chawqi avec quelques modification dans le poème qu’il a prononcé à l’occasion d’une fête au cercle de l’Ecole Supérieur des Enseignants. Ce poème est intitulé : « El-`Ilm Wet-Ta`lîm Wa Wâdjib El-Mou`allim » (Le savoir, l’enseignement et le devoir de l’enseignant).
[7] Tiré du recueil des poèmes de Ma`roûf Er-Rassâfi avec quelques modifications. Ce poème est intitulé : « Et-Tarbiya Wel-Oummahâte » (L’éducation et les mères).
[8] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « jugements » (hadith 7138), par Mouslim dans le chapitre de la « gouvernance » (hadith 4828), par Abou Dâwoûd dans le chapitre « El-Kharâdj » (le tribut) (hadith 2930) et par Et-Tirmidhi dans le chapitre du « djihad » (hadith 1806), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn `Omar .
[9] Quant au hadith : « Lorsqu’un homme rentre chez lui, qu’il dise : Seigneur, je Te demande de m’accorder le bien de la rentrée et le bien de la sortie, Au nom d’Allah, nous sommes rentrés et au nom d’Allah nous sommes sortis. A Allah, notre Seigneur, nous nous en remettons. Puis, qu’il adresse une salutation à sa famille », sa chaîne de narration est inauthentique. Ibn Hadjar l’a considéré, dans son œuvre « Netê’idj El-Afkâr » (1/172), comme Gharîb (étrange). El-Albâni l’a considéré comme Dha`îf (faible) dans « Ed-Da`îfa » (hadith 5832) et « El-Kalim Et-Tayyib » (62). Mais il est rapporté par Mouslim (hadith 5381) dans le chapitre des « boissons », d’après le hadith rapporté par Djâbir Ibn `Abd Allâh , qui a entendu le Prophète dire : « Quand l’homme entre dans sa maison et prononce le nom d’Allah à son entrée et au début de son repas, Satan dit à ses compagnons : « Vous n’avez dans cette maison ni un lieu où passer la nuit, ni de quoi dîner ». Et quand il entre sans prononcer le nom d’Allah, Satan leur dit : «Vous êtes arrivés au lieu où vous pouvez passer la nuit ». Quand il ne prononce pas le nom d’Allah au début de son manger, Satan leur dit : «Vous voilà arrivés au lieu où vous avez pour cette nuit le gîte et le couvert ».
[10] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « vertus des Compagnons » (hadith 3749), par Mouslim dans le chapitre des « vertus des Compagnons » (hadith 6411), par Et-Tirmidhi dans le chapitre des « vertus » (hadith 4152), par Ahmed (hadith19084) et par El-Beyhaqi (hadith 21602), d’après le hadith d’El-Barâ’ Ibn `Âzib .
[11] Voir : « Charh Sahîh Mouslim » d’En-Nawawi (15/194).
[12] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 5997), par Mouslim dans le chapitre des « vertus » (hadith 6170), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de la « bienséance » (hadith 5220), par Et-Tirmidhi dans le chapitre « le bien et le lien » (hadith 2035), par Ahmed (hadith 7491) et par El-Houmaydi dans son « Mousnad » (hadith 1155), d’après le hadith rapporté par Abou Hourayra .
[13] L’expression : « Il ne m’appartient pas » veut dire que : « Je ne peux mettre la miséricorde dans ton cœur après Allah te l’ai otée ». Voir « Feth El-Bâri » d’Ibn Hadjar (10/430).
[14] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 5998), d’après le hadith rapporté par Aïcha .
[15] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 6003) et par Ahmed (hadith 22491), d’après le hadith rapporté par Oussâma Ibn Zeyd .
[16] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « aliments » (hadith 5376), par Mouslim dans le chapitre des « boissons » (hadith 5388), par Abou Dâwoûd dans le chapitre des « aliments » (hadith 3779), par Et-Tirmidhi dans le chapitre des « aliments » (hadith 1976), par Ibn Mâdjah dans le chapitre des « aliments » (hadith 3391) et par Ahmed (hadith 16769), d’après le hadith rapporté par `Amr Ibn Abi Salama .
[17] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre des « dons » (hadith 2587) et par El-Beyhaqi dans le chapitre des « dons » (hadith 21351), d’après le hadith rapporté par En-Nou`mâne Ibn Bachîr .
[18] Rapporté par Mouslim dans le chapitre « le bien, le lien et les bienséances » (hadith 6766) et par El-Beyhaqi dans le chapitre des « témoignages » (hadith 21317), d’après le hadith rapporté par Aïcha .
[19] Rapporté par Mouslim dans le chapitre « le bien, le lien et les bienséances » (hadith 6763), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 4811), par Ibn Mâdjah dans le chapitre de « la bienséance » (hadith 3818) et par Ahmed (hadith 19771), d’après le hadith rapporté par Djarîr Ibn `Abd Allâh .
[20] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « la prière » (hadiths 495 et 6854), par Ed-Dâraqotni (hadith 899) et par El-Beyhaqi (hadith 3358), d’après le hadith d’`Abd Allâh Ibn `Amr . Ce hadith a été authentifié par Ibn El-Moulaqqine dans « El-Badr El-Mounîr » (3/283) et par El-Albâni dans « Irwâ’ El-Ghalîl » (hadith 247) et l’a jugé Hassane (bon) dans « Sahîh El-Djâmi` » (hadith 5868).
[21] Rapporté par Ahmed dans son « Mousnad » (2/36) par l’intermédiaire de Moudjâhid d’après `Abd Allah Ibn `Omar . Ce hadith a été jugé authentique par El-Albâni dans « Ghâyat El-Marâm » (hadith 234).
[22] Voir : « Zâd El-Ma`âd » (5/475) d’Ibn El-Qayyim.