29 oct. 2012

Des femmes illustres ..... Prenons les en exemple


 
Des femmes illustres

Cheikh Abdel-Mouhsine Al-Qaassim
26/4/1426 (3/6/2005)


O Musulmans !



La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Coran furent révélés pour faire leur éloge, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit :

{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses} [Les coalisés : 32].


Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah la fille de Khouwaïlid (qu'Allah soit satisfait d'elle). Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète(qu'Allah prie sur lui et le salue) l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste (qu'Allah prie sur lui et le salue), il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le coeur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir). Elle le reçu alors avec un coeur ferme et lui dit  -"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais". L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.

Ibn Kathir a dit :

-"Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".


Les difficultés s'aggravèrent pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) au début de sa mission, et le tort qu'on lui causait augmenta, elle était alors pour lui un coeur tendre et une opinion perspicace ; lorsqu'il entendait des gens une chose qu'il détestait, puis il retournait à elle, elle le rassurait et le tranquillisait ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes) rapporté par Ahmed.

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

As-Souhaïli a dit :

-"Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".


Son Seigneur était satisfait d'elle, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : (L'ange Gabriel m'a dit : "Lorsque tu iras à Khadijah, salue-la de la part de son Seigneur et de ma part) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Ibn Al-Quayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : -"Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".
Allah (qu'Il soit exalté) l'aima, les anges l'aimèrent et le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'aima ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : (Allah m’a donné son amour) Rapporté par Mouslim.

Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner". Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : -"Et parfois, il égorgeait une brebis, puis la coupait en morceaux et les envoyait aux amies de Khadijah. Et parfois, je lui disait : "C'est comme s'il n'y avait pas dans ce monde une autre femme que Khadijah". Alors, il disait : (Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle) Rapporté par Al-Boukhari.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entendit la voix de sa soeur après sa mort, il fut alors très triste et dit : (Elle m'a fait me rappeler de Khadijah).

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Mariam la fille d'Imraane, Aassia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaïlid)
Rapporté par Ibn Mardawaï.

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La meilleure de ses femmes - c'est-à-dire à son époque - était Mariam la fille d'Imraane ; et la meilleure de ses femmes - c'est-à-dire dans cette communauté - est Khadijah) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : (Les meilleures femmes du Paradis sont : Khadijah, Fatima, marie et Aasiah) Rapporté par Ahmed et An-Nassaa'i.

Elle avait une place importante dans le coeur du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte, Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".
Et dans la maison de sincérité et de piété, est née Aisha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa soeur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et son père est le véridique de cette communauté.

Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quouraïch et leur généalogiste ; Allah lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire.

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».


Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu’elle ».


Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : (Le mérite d’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Le prophète l’aima, et il n’aimait que les bonnes choses. Amr ibn Al-‘Aass dit : -« Quelle est la personne que tu aimes le plus, ô messager d’Allah ? ». Il dit : (Aïcha). Je dis : -« Et parmi les hommes ? ». Il dit : (Son père) Rapporté par Al-Boukhari.

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s’est marié, et la révélation n’est pas descendue sous les couvertures d’une autre femme qu’elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d’elle-même : -« Nous ne sortions que le soir ».

Elle réalisa la parole d’Allah (qu'Il soit exalté) : {Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés : 33].

Al-Quourtoubi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : -« Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu’elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu’elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

Et Allah éprouve ceux qu’Il aime, et l’épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu’elle avait douze ans, elle dit :

-« J’ai pleuré jusqu’à ce je ne dorme plus et les larmes n’arrêtaient pas de couler, et jusqu’à ce que mes parents crurent que les pleurs allaient fendre mon foie » ; et l’épreuve devint encore plus difficile pour elle, elle a dit : -« Jusqu’à ce que mes larmes ne coulent plus et je ne ressentais plus aucune larme) ».

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit  -« Alors, Allah la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps ; Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

Allah témoigna donc qu’elle est parmi les femmes pieuses et Il lui promit un pardon et une subsistance agréable ; elle ne cessa d’être éveillé en restant avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour le soigner et être à son service jusqu’à ce qu’il mourut dans sa maison, sa nuit [c’est-à-dire la nuit qu’il passait toujours avec elle, car il avait plusieurs femmes], et sur sa poitrine.

Et celle qui avait un coeur pur : Sawda la fille de Zam’âh ; elle est la première femme que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) épousa après Khadijah et elle resta seule avec lui pendant environ trois ans. Elle était noble, Allah lui donna la pureté du coeur, et elle donna son jour [le jour que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) doit passer avec elle] à Aïcha pour la satisfaction du coeur du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en recherchant ainsi la satisfaction de son Seigneur.

Et celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ».


Et celle qui dépensait beaucoup : Zaynab la fille de Khouzaïmah Al-Hilaaliyah, celle quidépensait et s’empressait de faire le bien ; elle demeura avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) deux mois, puis mourut.

Et celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oum Habibah Ramlah la fille d’Abou Soufiane. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

Et celle qui était patiente et pudique : Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle  voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salamah, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :

-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».

Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salamah mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) comme mari. Elle a dit : « J’ai entendu le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire : (Tout musulman qui est atteint d’un malheur et dit : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. O Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m’atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure », Allah le lui remplacera par une chose meilleure ») ». Elle dit : « Lorsqu’Abou Salamah mourut, je dis : « Quel est celui parmi les musulmans qui est meilleur qu’Abou Salamah ! La première maison qui émigra pour rejoindre le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Puis, je dis cette invocation ; Allah me le remplaça alors par le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) » Rapporté par Mouslim.

Donc, dites cette invocation lorsqu’un malheur vous atteint, Allah vous remplacera votre malheur par une chose meilleure.

Et la mère des pauvres : Zaynab la fille de Jah’che, elle est la fille de la tante du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Elle obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté ; Abou Nou’âïm a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ».


Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin, Il a dit (qu'Il soit glorifié) :

{Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser} [Les coalisés : 37].
Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté. Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône ; et malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à propos d'elle  : -"Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

Et l'adoratrice : Jouwayriyah la fille d'Al-Haarith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : -« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ».

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi, elle a dit : -« Le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : (Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis : -« Oui ». Rapporté par Mouslim.
Et Celle qui est de haut rang : Safiyya la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron (que la paix soit sur lui). Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui a dit :

(Tu es la fille d’un prophète - elle est de la descendance d’Aaron -, ton oncle est un prophète - c’est-à-dire Moïse -, et tu es l’épouse d’un prophète)
Rapporté par Tirmidhi.

Le repas de noce du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le jour de son mariage avec Saffya, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

Et Celle qui préserve les liens de parenté : Maymouna la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un coeur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-« Elle était celle qui craignait Allah le plus parmi nous, et celle qui préservait le plus les liens de parenté ».

O Musulmans !

Voilà la vie des femmes éternelles dans l’Islam, les mères des croyants, leurs qualités sont brillantes ; elles rassemblèrent entre les beautés et les vertus. Les femmes des musulmans doivent faire qu’elles soient une lumière pour la vie ; elles doivent les imiter dans la religion, les qualités, la crainte d’Allah, l’obéissance complète à Allah et à Son messager, l’assiduité à l’adoration, l’augmentation des bonnes œuvres, la sincérité dans la parole, la préservation de la langue, la dépense pour les pauvres, le soulagement des tourments des faibles, les efforts accomplis pour l’éducation des enfants et la patience pour la correction de leurs défauts ; de même qu’elles doivent les imiter dans la recherche de la science religieuse, elles doivent interroger les savants versés dans les sciences de la religion, porter le voile, être chastes et rester chez elles ; elles doivent s’éloigner des doutes et des envies bestiales, se méfier d’avoir beaucoup de souhaits et d’espoir dans l’avenir, de la distraction dans la vie ou de donner de l’importance à l’apparence en ayant l’intérieur corrompu ; elles doivent se méfier aussi de regarder ce qui est interdit, de parler aux hommes, d’écouter ceux qui les appellent à étaler leurs charmes et à se mélanger aux hommes. Et l’élévation et la gloire de la femme se trouvent dans sa religion et son voile.

Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit :

{O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux} [Les coalisés : 59].

Deuxième sermon :


O Musulmans !

Les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vécurent avec lui dans des maisons modestes, dans des chambres qui étaient construites avec des briques cuites au soleil et des branches de palmier, mais elles étaient remplies de foi et de piété. Elles patientèrent avec le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) et endurèrent la pauvreté et la faim ; parfois, le feu n’était pas allumé dans leurs maisons durant un mois ou deux ; et parfois, durant plusieurs jours, il n’y avait dans leurs maisons qu’une seule datte ; et parfois, il n’y avait que de l’eau sans aucune nourriture. Elles vécurent avec résignation et endurance à la faim, et en patientant pour obtenir ce qu’Allah leur a promis :

{La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente} [Ad-Douha : 4].

{Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution} [Les coalisés : 31].

Il épousa cinq d’entre elles (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que leur âge était entre quarante et soixante ans ; il réalisa ainsi le fait de s’occuper des veuves et de leurs enfants
orphelins. Il épousa Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle) alors qu’elle était âgée de quarante ans, et elle avait trois enfants d’un autre homme, et il ne s’était jamais marié avant elle. Il épousa Zaynab la fille de Khouzaïmah alors qu’elle était veuve et proche de soixante ans. Il épousa Oum Salamah alors qu’elle était veuve et avait six enfants. Et il épousa Sawda alors qu’elle était veuve et âgée de cinquante-cinq ans. Il épousa des femmes parmi ses proches parents, les filles de son oncle et de sa tante ; et il épousa des femmes éloignées. Il fut pour elles un époux miséricordieux, bienfaisant, généreux, il avait de bonnes relations avec elles, il leur souriait toujours, et il était doux avec elles.

Donc, celui qui désire le bonheur, doit prendre le meilleur des hommes comme modèle pour lui ; et que la musulmane rejoigne le cortège de ses épouses pieuses, car il n’y a de succès pour la femme qu’en imitant leurs actions dans le port du voile, la piété et la bienfaisance envers l’époux et les enfants.

19 oct. 2012

Le Hajj ou La Hijrah



Question :
 
''Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?''
 
Réponse :
 
A cela le Cheikh Sâlih Ibn Ghânim As-Sadlân hafidallah dit que l' émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et que c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficultée de pratiquer la religion). 
  


 

 Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân

http://3ilm.char3i.over-blog.com/article-36063764.html



Question :

Quel est l'acte à faire en priorité: le hajj ou la hijra ? Sachant que je vis dans un pays mécréant où il n'est pas possible de pratiquer la religion ouvertement : interdiction du port du voile à l’école, interdiction de l’Adhan...? Barak Allah ou fikoum.


Rèponse :

 
Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah ; c’est Lui que nous louons et dont nous implorons l’aide et le pardon. Et nous recherchons refuge auprès d’Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions.
Le noble savant Sheikh 'Ubayd Al Jâbiri – qu’Allah le préserve, répond : 

 
Deux cas se présentent,

- si la personne ne peut pas pratiquer sa religion, et qu’on lui cause du tord par rapport à elle, alors dans ce cas il place en priorité Al-Hijra (retour vers un pays musulman) sur l’accomplissement du Hajj (pèlerinage).

- si il a la liberté de pratiquer sa religion, alors dans ce cas il place en priorité le hajj sur Al-Hijra (exil vers un pays musulman)

[Abdelmalik Abou Adam al-firansi le 19/07/1429 – 21/08/2008 Joubail – Arabie Saoudite]
 

Source :
http://www.dourouss-abdelmalik.com/

17 oct. 2012

Hijâb et erreurs des femmes à la mosquée


L'équipe d’Al Bounyâne vous présente son nouveau dépliant, réalisé par nos soeurs et révisé par des étudiants en science.
Il présente quelques rappels en français sur les conditions du hijâb et certaines règles de bienséance de la femme musulmane vis-à-vis des mosquées.
5000 exemplaires ont été produits, mais nous pouvons en faire bien plus bi idhniLlâh !

Vous aussi, commandez-les pour distribuer !

Contact soeurs : soeurs@albounyane.com
Contact frères : production@albounyane.com

La participation financière est libre, c'est à dire que vous passez la commande de votre souhait et vous nous donnez ce que vous pouvez pour participer aux frais de fabrication, stockage et expédition.
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12 oct. 2012

Le mérite du Jour de ’Arafa




Oumar ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a rapporté qu’un juif lui avait dit : O Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre qu’un verset que nous célébrions s’il nous avait été destiné ! - « De quel verset s’agit-il » dit ’Oumar. - « C’est :

« Aujourd’hui, J’ ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ agrée l’ Islâm comme religion pour vous. »

 [1]

Oumar dit : « Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). C’était un vendredi au cours duquel il s’était stationné à ’Arafa. » Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Les journées d’Arafa, du sacrifice et les trois journées suivantes constituent un temps de fête pour nous, Musulmans, des journées où l’on mange et boit [à satiété] » [2]. ’Oumar Ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a dit : « Ce verset a été révélé un vendredi à Arafa . Or ces deux circonstances sont fêtées par nous ». Allâh - Ta’âla - dit :

« et par le jour promis ! »

 [3]

D’après Abû Hurayrah, le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour d’Arafa et le jour témoin est le vendredi. [4] C’est le Witr par lequel Allâh a juré dans Sa parole :

« Par le pair et l’ impair ! »

 [5]
Ibn ’Abbas (Radhiallâhu ’anhu) dit : ach-chaf’ signifie le jour du sacrifice et al-witr le jour d’Arafa C’est également l’opinion d’Ikrima et Ad-Dhahhak. D’après Abû Qatada (Rahimahullâh), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a été interrogé à propos du Jeûne du jour d’Arafa et il en a dit : « Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante » [6] D’après Ibn Abbas (radhiallâhu ’anhu), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : Certes Allâh a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Nou’man. C’est-à-dire ’Arafa, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole : « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’ Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils répondirent : "Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’ y avons pas fait attention", ou que vous auriez dit [tout simplement] :

"Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Allâh et nous sommes leurs descendants, après eux. Vas- Tu nous détruire pour ce qu’ ont fait les imposteurs ?" »

 [7] [8]

Dans le Sahîh de Muslim, ’Aïcha (radhiallâhu ’anha) rapporte que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Il n’est pas de jour pendant lequel Allâh affranchi plus d’esclaves que le jour d’Arafa. En effet, Il s’approche et se montre devant les anges fiers de l’état des gens et leur dit : que veulent ceux-là ? » D’après Ibn Oumar, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Certes le Très Haut se montre fier devant les anges au soir du jour d’ Arafa à cause de l’état des gens rassemblés à ’Arafa et il dit : « Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux en bataille. » [9]

Notes

[1] Coran, 5/3
[2] Rapporté par les auteurs des Sounans
[3] Coran, 85/3
[4] Rapporté par at-Tirmidhi et jugé « beau » par SHeikh al-Albânî
[5] Coran, 89/3
[6] Rapporté par Muslim
[7] Coran, 7/172-173
[8] Rapporté par Ahmad et jugé sahîh par SHeikh al-Albânî
[9] Rapporté par Ahmad et déclaré sahîh par SHeikh al-Albânî

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article41

Les vertus de Dhul-Hijja (en darija ) - Hassan Abu Asma





Cours - de Hassan Abu Asma 
 

Fadhaïl chahr Dhul-Hijja :

Explication en langue française par le frère Hassan Abu Asma - donnés en darija à Fréjus 2009.



11 oct. 2012

Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et quelques règles concernant le sacrifice



Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et
quelques règles concernant le sacrifice

Traduit par Abou Younes - Dhul Qaada 1421

Le mérite des 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja

(12ème mois du calendrier musulman, le mois du Pèlerinage)

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Par l'Aube, et par les dix nuits. » [l’Aube, v. 1 et 2] 

Ibn Kathîr - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja.»

Allah a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » [Le Pèlerinage, v. 28]

Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »

Ibn 'Abbâs a dit aussi : « Le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (càd. qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). » Rapporté par Al-Bukhârî.

Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours

 Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités.
Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :

1- Prononcer les formules de rappel : Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh» (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ’Umar - qu’Allah l’agrée - le Prophète a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah - exalté soit-Il - et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa'llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». » Rapporté par At-Tabarânî dans son Mu’jam ul-Kabîr.

L’imam Al-Bukhârî - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Ibn ‘Umar et Abû Hurayra - qu’Allah les agrée- allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient derrière eux." (chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).

Une formule acceptée est :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa'Llâh...
Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Wa Lilâhil-Hamd. »

Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayra.

2- Le jeûne :  certaines femmes du Prophète - salut et prière d’Allah sur lui - rapportent : « Le Prophète - paix et salut d’Allah sur lui- jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.

3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja): jeûner ce jour est une Sunna confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » Rapporté par Muslim. 

4- Le Hajj et la ‘Umra : Abû Hurayra rapporte du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - qu’il a dit :
« Accomplir la ‘Umra efface les péchés entre cette ‘Umra et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Quelques règles se rapportant au sacrifice

 C’est une Sunna confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas - qu’Allah l’agrée - que le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a sacrifié deux béliers cornus de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »

Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, il lui est interdit de se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’il sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète a dit : « Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. » 

Que faut-il sacrifier ?

 La bête à sacrifier doit être soit un chameau ou une vache (à partager entre plusieurs personnes) soit un ovin selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » [Le Pèlerinage, v. 34]

La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. » Rapporté par At-Tirmidhî.

Le moment propice pour égorger la bête

 Le moment propice débute après la prière de l’Eid, selon le hadith du Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui : «Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunna des musulmans. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est Sunna pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. » Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.

Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.

La répartition (de la viande) du sacrifice

 Il est Sunna pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Eid était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres... » [Le Pèlerinage, v. 28]

Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres. Et on ne donne pas à la personne qui a abattu la bête de cette viande comme salaire pour son travail.

Allah est le Plus Savant.

5 oct. 2012

Cheikh Al Fawzan : « Mentionner leurs qualités, c’est appeler à eux! »

 

Après un certain nombre de questions posées concernant les différents groupes et sectes, la question suivante fut posée au cheikh Saalih ibn Fawzân al-Fawzân, qu’Allah le préserve :

« Ô cheikh ! Devons-nous mettre en garde contre eux en citant leur qualités par exemple, ou devons-nous citer leurs qualités et leurs défauts ? »

A laquelle le noble cheikh répondit :

« Si tu cites leurs qualités, alors tu as appelé à eux… Non, ne cite pas leurs qualités. Cite uniquement les erreurs sur lesquels ils se trouvent. Car tu n’as pas pour responsabilité d’analyser leurs actions ou d’évaluer leur personnalité. Tu as pour responsabilité de clarifier les erreurs sur lesquels ils sont, afin qu’ils s’en repentent et afin que les autres soient avertis contre celles-ci. Si tu mentionnais leurs qualités [tu augmenterais le désir des gens de s’en rapprocher] »

Source : Muqaddamah An-Nasr Al-‘Azeez, page 8; transcrit de l’enregistrement sur cassette de la 3e leçon des leçons de Kitab al Tawhid que son éminence a dispensé l’été de l’année 1413H à Taïf.


Traduit de l’anglais par Saalem abou AbdurRahmaan (@Abdourrahmaan) à partir de l’article du site troid.ca « Benefit: Shaykh Fawzaan – Mentioning the Good Qualities (of the Refuted One) is Calling to Them! » disponible à l’adresse suivante : http://www.troid.ca/index.php/news/brief-benefits-inspirtational-quotes/1437-benefit-shaykh-fawzaan-mentioning-the-good-qualities-of-the-refuted-one-is-calling-to-them

La Préservation de la santé de l'oeil





'Abd ar Rahman Ibn An Nu3man Ibn Ma3bad Ibn Hawdhad Al Ansari rapporte d'âpres son père et son grand père que le Messager d'Allah ‘alayhi salat wa salam  a ordonné d'employer la stibine (Ithmid) embaumé de musc au moment du coucher, et dit  « Que le jeuneur l'évite »  (3)

Ibn 3abbas rapporte : « Le Prophète ‘alayhi salat wa salam avait une boite contenant du khôl qu'il appliquait trois fois sur chaque œil » (4) 

Ibn 3abbas rapporte : «Lorsque le Messager d'Allah ‘alayhi salat wa salam appliquait du khôl, il en mettait trois fois dans l'œil droit, en commençant et en finissant par celui ci, et deux fois dans l'œil gauche» (5)

On rapporte que le Prophète ‘alayhi salat wa salam a dit «Celui qui applique du khôl doit le faire de manière impaire» (1)

Ce nombre impaire concerne t'il les deux yeux, et ainsi il y aurait trois applications dans l'un et deux dans l'autre, et la droite est plus en droit d'être préférée et d'être prioritaire ; ou cela concerne t'il chaque œil, si bien qu'il y'aurait trois applications dans chaque œil ? Ce sont là deux avis de l'imam Ahmad et d’autres.

Le khôl préserve la santé de l'œil, renforce la lumière du regard, améliore la vue, fluidifie les matières mauvaises et les évacue, tout en étant un ornement pour certains. Il est encore plus bénéfique pendant le sommeil, car l'œil renferme alors le khôl et ne bouge pas de manière préjudiciable, et la nature aide en cela. C'est une des propriétés de la stibine

Salim rapporte d'après son père que le Messager d'Allah‘alayhi salat wa salam  a dit : «Utilisez la stibine, car il améliore la vue et fait pousser les cils» (2)

Il dit aussi : «Il fait pousser les cils, débarrasse de la poussière, et épure la vue»  (3)

Ibn 3abbas rapporte que le Messager d'Allah ‘alayhi salat wa salam  a dit : «Le meilleur khôl est la stibine, il améliore la vue et fait pousser les cils» (4)

(3) : Abu Dawud (2377) la chaine de transmission de ce hadith est faible
(4): Sahih at tirmidi (1757)
(5): As Sahihah (633)
(1) Abu Dawud (35) la chaine de transmission de ce hadith est faible mais al albani mentionne un hadith authentique a ce sujet qui dit : «Le Prophète ‘alayhi salat wa salam appliquait le khôl de manière impaire»  As Sahihah (2746)
(2) As Sahihah (724)
(3) As Sahihah (665)
(4) Sahih Abu Dawud (3878)

Tiré de L'authentique de la Médecine Prophétique
Edition Tawbah
p 222/223
Retranscrit par : As Salafiyat