19 juin 2012

Serrage de main hommes/femmes et se passer le salam



Serrer la main aux femmes et leur passer le salam

Cheykh Mouhammad Ibnou Sâlih Al 'Outhaymine

Question :
 
 
Quel est le point de vue de l’Islam sur le fait de rendre le salam à une femme, et la femme doit-elle passer le salam (à un homme) ? Et y’a-t-il une différence entre la jeune femme et la vieille femme avec laquelle il n’y a aucun risque de fitnah (tentation) de sa part ? Et quel est le jugement sur le fait de serrer leur main et d’embrasser leurs fronts (des vieilles femmes) ?

Réponse :

L’homme ne doit pas saluer une femme, et la femme ne doit pas saluer un homme, car ceci est une Fitnah (tentation).

O Allah, à moins que ce soit un appel téléphonique, auquel cas la femme ou l’homme passe le Salam seulement dans les limites de ce qui est nécessaire. Ou si la femme fait partie de ses connaissances (parmi ceux qu’il connaît), par exemple si l’homme entre chez lui et il trouve une femme qu’il connaît et qui le connaît, et il passe le Salam, alors il n’y a aucun mal en cela. Cependant si un homme salue une femme qu’il a rencontrée dans un endroit public (centre commercial etc…), alors cela fait partie des plus grandes tentations. Il ne doit donc pas la saluer.

En ce qui concerne le fait d’embrasser les femmes qui sont proches et avec qui vous ne pouvez pas vous marier (Mahaarim), alors les embrasser sur la tête ou sur le front ne constitue aucun mal.

Et de même les embrasser sur la joue, si cela est fait par le père. Cela
parce que Abou Bakr (radiyAllahou’anhou) rendu visite à sa fille ‘Aishah (rahdiyAllahou ’anhâ) lorsqu’elle fut malade et il l’a embrassé sur la joue. Il n’y a donc aucun mal en cela. Cependant, si c’est un autre que le père de la fille, alors la bise doit être faite sur le front ou sur la tête.


Serrer la main d’une femme qui n’est pas une parente avec laquelle vous ne pourrez jamais vous marier et avec qui vous pouvez vous marier, est interdit, car serrer sa main constitue une cause de Fitnah plus grande que de seulement la regarder.

En ce qui concerne le fait d’embrasser la tête des vieilles femmes qui font partie des proches avec lesquelles le mariage est interdit, alors il n’y a aucun mal en cela. Et les femmes qui ne sont pas des proches et avec qui vous pouvez vous marier, alors ne les embrassez pas.


Source : Sahab.net


 

 
Le Salut Homme Femme


par Umm Salamah
 
Ce qui est voulu par cela est d’éviter les tentations, car nul n’ignore que le salut est permis si l’on ne craint aucune tentation, mais aussi que le salut n’est pas la poignée de mains, car serrer la main d’une étrangère n’est pas permis.

  • Asmâ bint Zayd rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) passa un jour dans la mosquée alors qu’un groupe de femmes était assis, il leva la main vers elles en guise de salut. » (At-Tirmidhî)

L’imam An-Nawawî a dit : « Si les femmes sont en groupe on peut les saluer, par contre si la femme est seule, il n’y a que les femmes, son mari, son maître, ses Mahârims qui la saluent, qu’elle soit belle ou non. Quant à l’étranger, s’il s’agit d’une vieille femme qui ne suscite plus de désirs, il est préférable de la saluer et qu’elle salue elle aussi, et si l’un salue l’autre doit répondre. Mais si c’est une jeune fille ou une femme âgée suscitant encore du désir, l’étranger ne doit pas la saluer et elle ne doit pas le saluer. Et si l’un salue, la réponse n’est pas obligatoire au contraire cela est détestable. C’est l’avis que nous suivons et c’est l’avis de la majorité des savants. »

Ar-Rabîcah a dit : « Les hommes ne doivent pas saluer les femmes et les femmes ne doivent pas saluer les hommes, c’est une erreur de le faire. » Les savants de Kûfâ disent : « Les hommes ne doivent pas saluer les femmes s’il n’y a pas de Mahârims parmi elles. » Et Allah est plus savant.

Abû Hâzim rapporte de Sahl : « Tous les vendredis, nous étions heureux. » Je dis : « Et pourquoi ? » Il me dit : « Il y avait une vieille femme qui se mettait à Bidhâcah — un palmeraie de Médine — Elle prenait des blettes qu’elle mettait dans une marmite et qu’elle faisait bouillir avec des grains d’orge. Lorsque nous terminions la prière, nous allions la voir, nous la saluions et elle nous en servait, c’est pour cela que nous étions heureux car nous ne dormions et ne mangions qu’après la prière du vendredi. » (Al-Bukhârî et Muslim)

  • Â’ishah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Ô cÂish [diminutif affectueux] ! Jibrîl te passe le salâm. » Je dis : « Et que salut et la miséricorde d’Allah soient sur lui. » Il voit ce que nous ne voyons pas. » (Al-Bukhârî et Muslim)

L’imam Al-Bukhârî a utilisé ce hadith comme preuve de la permission de saluer les femmes comme il est montré dans Fath Al-Bârî (11/23).

L’imam An-Nawawî a dit : « Ce hadith montre la permission de saluer une femme pieuse si on ne craint aucun méfait, et que celui à qui on passe le salâm y répond. » [Sharh Muslim (5/302)]



Source : Al-Intisâr li huqûq Al-Mu’minât
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10119&keywords=saluer
 
 

 
 
Qu'en est-il de la salutation des femmes par les hommes, et des hommes par les femmes ?

AL-HAFÎDH IBN HADJAR AL-'ASQALÂNÎ

dimanche 16 février 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


'Aisha (radhiallâhu 'anha) rapporte que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui dit : « 'Aisha, Djibrîl ('alayhi as-sallam) te salue. » Elle répondit : « Que la paix soit sur lui, ainsi que la miséricorde et la bénédiction d'Allâh. Tu vois ce que nous ne voyons pas. » [1]

Al-Bukhârî a voulu, par ce titre, répondre aux paroles rapportées par 'Abd ar-Razzâq d'après Mu'ammar d'après Yahya Ibn Abî Kathîr :

« J'ai entendu dire qu'il est réprouvé que les hommes saluent les femmes ou que les femmes saluent les hommes », ce qui est un récit interrompu [sans valeur juridique] ou posant problème.

Le caractère licite de la salutation s'entend tant qu'il n'y a pas de risque de tentation. Le chapitre comprend deux hadîth servant à déterminer le caractère licite de la salutation, ainsi qu'un hadîth non conforme à la norme d'al-Bukhârî, le hadîth de Asmâ' Bint Yazîd : « Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) passa devant nous alors que nous étions un groupe de femmes, et nous salua. »

Ce hadîth est considéré comme bon [hassan] par al-Tirmidhî, mais n'est pas conforme à la norme de al-Bukhârî, qui s'est contenté des hadîth conforme à sa norme. Il est appuyé par le hadîth de Djâbir chez Ahmed…Abû Nu'aym rapporte dans « 'Amalu yawmin wa Layla » le hadîth de Wâthila qu'il fait remonter au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : « Les hommes saluent les femmes, mais les femmes ne saluent pas les hommes » ; ce hadîth a une chaîne de transmission incertaine…Or, Muslim rapporte le hadîth fiable de Oumm Hânî : « J'allai trouver le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) alors qu'il se lavait, et le saluai […] »

Ibn Hadjar, [2] : « 'Aisha, Djibrîl ('alayhi as-sallam) te salue… ».

« Ibn at-Tîn raconte que ad-Dawudî a critiqué cette classification en disant : « On ne peut appeler les anges des hommes, mais Allâh utilise pour eux le masculin. » La réponse est que Djibrîl ('alayhi as-sallam) apparaissait au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) sous la forme d'un homme, comme au début de la révélation.

Ibn Battâl a dit d'après al-Muhallab : « Il est permis aux hommes de saluer les femmes et aux femmes de saluer les hommes, tant qu'il n'y a pas de risque de tentation ; l'école Mâlikite fait une différence entre la jeune femme et la femme âgée, au titre de la prévention des risques… »

Al-Muhallab a dit :

Mâlik s'appuie en cela sur le hadîth de Sahl rapporté dans ce chapitre : Les hommes qui rendaient visite à cette femme et qu'elle nourrissait, n'étaient pas ses proches parents…Si une assemblée réunit des hommes et des femmes, il leur est permis de se saluer les uns les autres tant qu'il n'y a pas de risque de tentation. [3]

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[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[2] Ajoute à propos du hadîth

[3] « Fath ul-Bârî » de l'Imâm Ibn Hadjar al-'Asqalânî, vol.11 p.41

http://www.manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=60
 
 

 

L'Iman An Nawawi a intitulé un chapitre de son ouvrage  :

137 - باب سلام الرجل على زوجته والمرأة من محارمه وعلى أجنبية وأجنبيات لا يخاف الفتنة بهن وسلامهن بهذا الشرط


" Chapitre n°137 : [La permission fait à l'homme] de saluer son épouse ou une femme dont il n' a pas le droit d'épouser [comme la mère, la fille, la soeur, la tante.] ou aux femmes étrangères, s’ il n’ y a pas de risque de Fitna [Tentation]; de même qu'elles peuvent le saluer à la même condition. "

Ensuite An-nawawi cita 3 Hadiths concernant ce sujet :

863 - عن سهل بن سعد رَضِيَ اللَّهُ عَنهُ قال: كانت فينا امرأة - وفي رواية: كانت لنا عجوز - تأخذ من أصول السلق فتطرحه في القدر وتكركر حبات من شعير، فإذا صلينا الجمعة وانصرفنا نسلم عليها فتقدمه إلينا. رَوَاهُ البُخَارِيُّ.

863. Sa'd Ibn Sahl rapporte: «II y avait parmi nous une femme qui arrachait des feuilles de blette qu'elle faisait bouillir dans une marmite en versant dessus un par de farine d'orge. Une fois que nous avions terminé la prière du Vendredi et quitté la mosquée, nous la saluions et elle nous avançait sa soupe».


[ Al Boukhàri ]


864 - وعن أم هانئ فاختة بنت أبي طالب رَضِيَ اللَّهُ عَنها قالت: أتيت النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيهِ وَسَلَّم يوم الفتح وهو يغتسل وفاطمة تستره فسلمت. وذكرت الحديث. رَوَاهُ مُسلِمٌ.

864. Oum Hàni (رضي الله عنها) rapporte: «Je me rendis le jour de la conquête de la Mecque chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) alors qu'il prenait un bain cependant que sa fille Fàtima le couvrait d'un voile. Je le saluai » …

[Mouslim]


865 - وعن أسماء بنت يزيد رَضِيَ اللَّهُ عَنها قالت: مر علينا النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيهِ وَسَلَّم في نسوة فسلم علينا. رَوَاهُ أبُو دَاوُدَ

865. Asmà Bent Yazid (رضي الله عنها) rapporte: «Nous étions un groupe de femmes quand le Prophète (صلى الله عليه و سلم) passa devant nous et nous salua».


[Abou Dâwoud, Cheikh Al Albani l'a authentifié]


  • Cheikh Otheimine [Charh Ryad As-salihine cours n°57]explique qu’en ce qui concerne nos épouses ou bien les femmes dont on a pas le droit d’épouser [tels que la mère, la fille, la tante etc..] les saluer fait parti de la sounnah, il n’y a donc aucun mal à ce que l’homme salue sa femme, sa s½ur, sa tante, la fille de son frère, la fille de sa s½ur.

Mais en ce qui concerne les femmes étrangeres, c'est-à-dire celles dont on a le droit d’épouser, l’autorisation de les saluer n’a lieu que dans le cas ou il n’ y a pas de risque de Fitna ( tentation), de même que la femme peut saluer l’homme s’il n’ y a pas de risque de fitna.

Ceci est un résumé de la parole du Cheikh

  • Cheikh Salim Al Hillali [ Charh Ryad As-salihine de Cheikh Salim Al Hillali Vol 2 p 140] mentionne que parmi les nombreux enseignements que contiennent les Ahadiths mentionnés par l'Imam An-nawawi l'on peut citer :


« La permission de saluer les femmes étrangères lorsqu’il n’ y a pas de risque de tentation »

  • 'Oum ‘Abdoullah ( fille de Cheikh Muqbil ) [dans son livre Conseil aux femmes p 168 chapitre : « La femme peut-elle saluer les hommes » ] après avoir citer le hadith d'Oum Hani dit:

« Le salue aux hommes n’est autorisé que dans le cas ou il n’ y a pas de risque de Fitna »


  • Cheikh AbdelMouhssine Al ‘Abad [Charh Sunnane Abu Dawoud en commentant le Hadith n° 5204 «Chapitre concernant le salue aux femmes» ]donne la même explication que celle de Cheikh Ibn Otheimine à savoir qu’en en ce qui concerne le fait qu’un homme salue ses proches tel que son épouse ou bien les femmes dont il n’ a pas le droit d’épouser cela est tout à fait permis, il n’ y a donc aucune problème à les saluer.

Mais en ce qui concerne le salue à une femme dont il est permis d’épouser ceci n’est autorisé que dans le cas ou il n’ y a pas de risque de tentation.

Par exemple un homme qui croiserais une femme dans la rue ne doit pas la saluer, par contre sur le fait de saluer la femme agée ceci est permis sauf s'il y' a risque de fitna.

Ceci est un résumé de la parole du Cheikh celui qui souhaite peut écouter l'explication en entier sur le lien suivant à partir de la 39,59 mn :

http://http://www.alathar.net/modul...id=2091&cid=106


  • Cet avis est celui de Cheikh Al Albani [ Kitab Adab Al-Moufrad de L’Imam Al Boukhari avec les notes et corrections des ahadiths par Cheikh Al Albani Vol 2 p 582 Hadith n° 1046] et il s'agit aussi de l'avis de l’Imam An-nawawi vue le titre que celui-ci à donné à son chapitre.

Donc en résumé le fait de saluer une femme n’est autorisé que si il n’ y a pas de risque de fitna de même que la femme saluer un homme à la même condition.
 
http://www.darwa.com/forum/showthread.php?14733-le-salam



Le questionneur interroge au sujet de passer le salâm en le prononçant (à voix haute aux femmes).

Cheikh Mouqbil : 


Quant à passer le salâm en le prononçant : si elle et lui sont à l'abri de la fitna (tentation) alors il n'y a pas de mal à lui dire : Assalâmou 'aleykoum. Mais, s'il craint que passer le salâm conduise ensuite à ce que ce que cela peut comprendre comme fitna, alors non. Comme il est dit : Un regard, puis un sourire, puis le Salâm, 
 puis une parole, puis un rendez-vous, puis la rencontre.
 

Donc, si il ne craint pas la fitna pour lui-même et qu’il ne la craigne pas pour elle, alors il n'y a pas de mal à dire : Assalâmou 'aleykoum. 

Les épouses du Prophète sallaLlâhou 'aleyhi wa sallam avaient l'habitude d'être accueillies avec le Salâm. Et l'aide d'Allâh est demandée.

Question : Est-ce que cela s'applique aussi bien au fait de répondre, ô Cheikh?

Cheikh Mouqbil: Hein?

Question : Est il obligatoire à la femme de répondre au salaam?
Cheikh Mouqbil :


Il est du devoir de la femme, oui, elle doit répondre. La même chose s'applique sur elle : si elle craint la fitna pour elle ou qu'elle craigne de mettre l'homme à l'épreuve, alors elle répondra en elle-même. Ou elle bougera ses lèvres avec un certain son de telle sorte qu'il ne l'entende pas. Mais si elle ne la craint pas pour elle-même ou s’il est un mahram pour elle, alors il n'y a pas de mal dans sa réponse: Wa 'aleykoumou s-salâm. 

Toutefois, si elle craint l'apparition d'une fitna, alors rien n'équivaut à la sécurité du cœur.

Source : cercle de sciences 
 

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